LE BLOG DES CINEPHILES

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SOMMAIRE DU BLOG DES CINEPHILES.

Amicale de Dijon - Le Dijonnais Roger Cuvillier, père du Pan Cinor, s’est éteint

Hommage à ROGER CUVILLIER 1922-2019

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Roger Cuvillier est décédé à l’âge de 97 ans.. II laisse derrière lui une des inventions majeures du monde de l’optique et du cinéma :: le Pan Cinor.. !

L’inventeur de l’ancètre du zoom, le Dijonnais Roger Cuvillier, est décédé, à l’âge de 97 ans. Cet ingénieur - chercheur, né en 1922 à Lille, a quasiment fait toute sa carrière professionnelle à Dijon. En 1949, il crée le Pan Cinor, premier objectif à focale variable qui renferme les fonctions grand angle et télé- objectif. Après diverses modifications, il deviendra le zoom qui équipe aujourd’hui pratiquement toutes les caméras ou appareils photographiques.

Cette invention révolutionnaire pour le monde de la prise de vue a été mise au point lorsque Roger Cuvillier travaillait pour la société parisienne Berthiot. Devant le succès de ce nouvel objectif, monté sur les caméras Paillard, la société Som-Berthiot décide de fabriquer cet objectif à Dijon, dans les locaux de la rue Nicolas-Berthot. Bien vite, les locaux se révèleront trop exigus. Une nouvelle usine sera construite avenue de Stalingrad et les effectifs de l’usine dijonnais passeront de 80 à700, entre 1950 et 1984. Mais la concurrence étrangère et l’apparition du numérique ont fini par avoir raison de cette fabrication. L’usine deviendra Sopelem, aujourd’hui intégrée au groupe Sagem (Safran électronics & défense).

« Un homme d’’unetrèsgrande humiilliité »
« C’était un homme d’une très grande humilité. Bien qu’il ait inventé le Pan Cinor, qui s’est exporté dans le monde entier, était à la tête d’une entreprise qui comptait 700 personnes, il restait très abordable et d’humeur égale. Il m’a appris beaucoup de choses confie Jean-PierreDeschamps, un de ses fidèles amis. Proches depuis « 30ans », il avait rencontré l’ingénieur Cuvillier grâce à une connaissance commune et par goût pour l’univers de la vidéo. L’ami a d’ailleurs rendu hommage au génie de Cuvillier en inaugurant une vitrine à son nom au Musée de l’électricité à Saint-Apollinaire, en 2016. Il espère que la Ville de Dijon poursuivra cette reconnaissance en offrant une rue à son nom.

-  Mort de Claude Jean-Philippe

 - Texte de Joël Gilles sur la période de 1960-1970

- Mort de Chantal Ackerman

- Cheyenne CARRON une cinéaste sans distributeur

- Hommage à Antoine Duhamel

- Hommage à Andréa Parisy

-Hommage à Alain Resnais

-43ème festival de cinéma à MARCIGNY

- Mort de Patrice Chèreau

-Hommage à Bernadette Lafond

- Pour les amoureux du cinéma en dehors de Paris

-  Mélusine Mayance, une jeune actrice qui monte...

- Le film présenté au Festival de Cannes "MICHAEL KOHLHAAS"

- Amateurs de graphisme et d'affiche

- Une expo photo dans notre ancien siège Ble des Italiens

- Le blog  de voyage de nos amis et adhérents Jacques et Dominique. Leurs    photos   sur le Canada du Nord.

-  Philippe aime Natasha Kinski et Peugeot

 - Pierre aime aussi Peugeot

 

 

 

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Mathieu Demy, Agnés Varda et Claude-Jean Philippe
Mathieu Demy, Agnés Varda et Claude-Jean Philippe

MORT DE CLAUDE-JEAN PHILIPPE

Né dans une famille jd'instituteurs, le 20 avril 1933, il vit à Tanger sa prime jeunesse.

. Il entre dans le Centre d'expression et théâtre La Baraque de Casablanca (Maroc) dirigé alors par André Voisin2.

Il arrive à Paris en 1954. Il fait ses études secondaires au lycée Voltaire dans une classe préparatoire à l'IDHEC qu'il intègre en 1955.

Claude-Jean Philippe présente le Ciné-club, le vendredi soir sur Antenne 2 puis France 2, de 1971 à 1994, soit environ 1 000 films qu'il introduit, pendant une quinzaine d'année, à la fin de l'émission Apostrophes deBernard Pivot.

En 1976, il crée sur France Culture l'émission hebdomadaire Le Cinéma des cinéastes, à laquelle succède, en 1984, Microfilms de Serge Daney.

Claude-Jean Philippe anime, à partir de la fin des années 1980, un ciné-club le dimanche matin à 11 heures au cinéma L'Arlequin, dans le 6e arrondissement de Paris. Il y fait partager à un public nombreux son amour du cinéma, ses coups de cœur et ses connaissances cinématographiques.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Roman du cinéma, Fayard, 1984
  • Métropolis : images d'un tournage, Cinémathèque française, 1985
  • Simone Signoret, Hachette, 1985
  • Le Roman du cinéma. Tome 2, Fayard, 1984
  • Une nuit chez les Marx, Dargaud, 1986
  • Studio Harcourt : acteurs, Seghers 1986
  • Le Roman de Charlot, Fayard, 1987
  • Cannes, le festival, Nathan, 1987
  • François Truffaut, Seghers, 1988
  • Jean Cocteau, Seghers, 1989
  • Le Journal d'un cinéphile, Éd. Filipacchi, 1990
  • La Douce Gravité du désir : roman, Presses de la Cité, 1994
  • La Nuit bienfaisante, Éditions du Rocher, 1996
  • Jean Renoir, une vie en œuvres, Grasset, 2005
  • 100 films pour une cinémathèque idéale, Cahiers du cinéma, 2008

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1966 : Et pourtant ils tournent (documentaire, dans la série Cinéastes de notre temps)
  • 1973 : Les Gens de Belleville, légende de Belleville (documentaire, dans la série L'Album de famille des Français)
  • 1978 : Encyclopédie audiovisuelle du cinéma (documentaire en six épisodes) :
    • Max Linder
    • Le cinéma en son temps : Les années dix ou le temps de l'hécatombe
    • Le cinéma forain
    • Méliès ou le génie de la surprise
    • Lumière ou le cinématographe
  • 1994 : Léo Ferré par lui-même (montage d'archives)

Producteur[modifier | modifier le code]

  • 1970 : Postface Dalio
  • 1978 : Encyclopédie audiovisuelle du cinéma

JOEL GILLES, président du ciné club de 1960 a 1970 nous présente un certain regard de la vie du ciné club de cette époque en parallèle avec l'actualité politique de l'époque.

UN REGARD SUR LA DECENNIE IMMERGEE DE LA VIE DU CINE-CLUB DU CREDIT LYONNAIS       

                                1960-1970

 

 

Le Ciné-Club du Crédit Lyonnais est affilié à la Fédération Française des Ciné-Clubs (F.F.C.C.) recréée en 1946. Progressiste, cette fédération défend des valeurs humanistes. Elle assigne aux ciné-clubs une fonction éducative et pédagogique afin de penser le cinéma comme outil culturel, ayant son langage spécifique développant ses propres critères artistiques et esthétiques. De reconnaître dans un film une création. D’identifier, en conséquence, chez nombre de cinéastes, des artistes et créateurs à part entière. Semblables aux écrivains, peintres et musiciens. De découvrir l’histoire du cinéma : Chaplin, Dreyer, Eisenstein, Renoir, Bunuel, John Ford, Poudovkine, Stroheim…

En 1963 le congrès de la FFCC réaffirme : « Le cinéma culturel est la diffusion libre et désintéressée, par des associations constituées à cet effet, de toute œuvre cinématographique contribuant au développement des connaissances humaines sociales et artistiques de notre temps ». A cette date, la FFCC fédère plus de 200 ciné-clubs regroupant près de 60 000 adhérents, auxquels est proposée la revue mensuelle au format poche Cinéma (responsable Pierre Billard) dont le tirage moyen est de 25 000 exemplaires.  Dirigée par des cinéphiles issus du corps enseignant la FFCC anime des ciné-clubs dans les villes, universitaires ou pas, dans les campagnes. Notons le cas particulier des quelques ciné-clubs d’entreprises, du Ciné-club Actionà Paris spécialisé dans la présentation de films d’expression sociale, du Ciné-club Fantastique.Et de la forte audience des ciné-clubs de la « ceinture rouge » de la région parisienne.

Pour atteindre ses objectifs la FFCC propose aux ciné-clubs un catalogue de films (en 16 et 35 mm) dont elle a négocié les droits pour une diffusion non commerciale avec les producteurs et les diffuseurs. Malgré les entraves commerciales multiples la sélection présente une certaine richesse tant pour les œuvres classiques que contemporaines sans omettre les ouvertures vers les nouvelles cinématographies tant française qu’étrangère. Ici je veux rendre hommage à André Rieupeyrout et Jacques Robert, têtes chercheuses et négociateurs des droits à la FFCC.

En organisant des stages à Marly, animés par des critiques et historiens, la FFCC permet de découvrir à ses animateurs des œuvres méconnues en présence des réalisateurs.

Le ciné-club du Crédit Lyonnais est un ciné-club d’entreprise, (association loi de 1901),réservé au personnel de la banque, animé par des militants culturels issus des organisations syndicales présentes dans cette banque. Sur les 14 membres du Conseil d’Administration, 7 sont désignés par les organisations syndicales et 7 sont élus par les adhérents au cours de l’Assemblée générale. Bénéficiant d’une subvention annuelle du Comité d’Etablissement de Paris, au même titre que d’autres activités du Comité, le ciné-club peut donc louer une salle de cinéma (35 mm) proche (le Dauphin au métro Cadet) pour les projections bimensuelles et éditer pour chaque film une fiche de présentation.

Afin de mieux comprendre les débats au sein de la FFCC et du Ciné-club du Crédit Lyonnais, d’en saisir les tensions et les affrontements il convient de rappeler le contexte historique, politique et idéologique de la période concernée à savoir celle de 1960-1970.

Sur le plan international c’est la Guerre froide baptisée ainsi. Deux axes majeurs mondiaux :

-          L’affrontement de deux camps : les Etats-Unis et l’URSS, représentant l’un « le capitalisme », l’autre « le socialisme ».

-          Les débuts de la décolonisation et des mouvements d’indépendance avec la structuration du mouvement tiers-mondiste (conférence tricontinentale de décembre 1965 à La Havane)

Les conséquences internationales sont multiples. Entre autres :

-          Rupture idéologique entre l’URSS et la Chine populaire et ses conséquences sur les mouvements révolutionnaires (1960)

-          Guerre américaine au Viet-Nam (1955-1975)

-          Après la révolution castriste (1959) échec de l’intervention américaine (1961), puis blocus commercial des Etats-Unis (1962) suivi de l’installation de fusées soviétiques.

-          Construction du Mur de Berlin par les Allemands de l’Est (1961)

-          Coup d’Etat militaire au Brésil (1964)

-          Massacre de 750 000 à 1 000 000 de communistes indonésiens à la suite d’un coup d’Etat  déjoué (1965)

-          Conflit frontalier entre l’Angola (soutenu par Cuba) et l’Afrique du Sud (1966)

-          Dictature militaire en Grèce (1967-1974)

-          Guerre des 6 jours entre Israël et trois pays arabes (1967)

-          Ecrasement militaire du « Printemps de Prague » par l’URSS (1968)

En France, des événements historiques ont aussi secoué l’ensemble des syndicats et leurs adhérents. Bref rappel :

-          17 octobre 1961 : A l’appel du FLN, une manifestation pacifique des Algériens à Paris est sauvagement réprimée par les forces de police : 12 000 arrestations, près de 200 morts (noyés en Seine ou exécutés)

-          8 février 1962 : A l’appel de la CGT, CFTC, UNEF, SGEN, FEN, SNI et du PCF, PSU, Mouvement de la Paix manifestation parisienne (interdite) contre les attentats OAS. Répression policière : 9 morts (tous syndiqués CGT dont 8 adhérents communistes)

-          13 février 1962 : A Paris obsèques des victimes du 8 février. Plusieurs centaines de milliers de personnes défilent de la place de la République au cimetière du Père Lachaise dans un silence impressionnant.

-          1962 : Lors du concile de Vatican 2, le pape Jean XXIII ouvre l’Eglise au monde moderne et reconnaît l’émancipation des peuples.

-          1963 : Grève victorieuse des mineurs d’une durée de cinq semaines.

-          1964 : Création de la CFDT (approbation de 90% des adhérents de la CFTC).

-          29 octobre 1965 : Assassinat à Paris de Medhi Ben Barka, dirigeant anticolonialiste marocain et un des leaders de la Tricontinentale.

-          Mai 1968 : Révolte des étudiants matée par une répression policière brutale. Affrontements au Quartier Latin. Le 13 mai début de la grève générale nationale avec occupations des entreprises. La France paralysée. 9 à 10 millions de grévistes. Après le constat de Grenelle reprises difficiles du travail début juin. Le siège du Crédit Lyonnais est occupé pendant 15 jours par des militants de la CGT et de la CFDT.

Les ondes de choc de tous ces événements, tant internationaux que nationaux, se répercutent au sein de l’équipe dirigeante du ciné-club. Le paradigme marxiste encore dominant est source de tensions idéologiques récurrentes. Les Cahiers du cinéma et Positif, deux revues cinématographiques politiquement antagonistes, et Les Lettres françaises sont parfois des références pour désamorcer les tensions ou les aviver.

Ajoutons qu’au sein de l’entreprise la confrontation syndicale est permanente et n’est pas sans contrecoup au sein du Conseil d’administration du ciné-club tribune à forte audience (400 adhérents en moyenne annuelle). Lors de la sélection des films, les débats sont parfois vifs sur le contenu d’une œuvre, sa nationalité, la personnalité de son réalisateur (le « contenu » plus important que la « forme » ou vice-versa). Nécessaire débat démocratique permanent y compris pour les votes lors des congrès de la FFCC auxquels assiste régulièrement le ciné-club.

La Direction du Crédit Lyonnais intervient régulièrement. Elle ne peut admettre le choix de certains films sélectionnés : son jugement, se référant à la cote de l’Office catholique du cinéma,  en désapprouve le contenu jugé « immoral » ou « politique » et s’oppose à la diffusion de textes de présentation. Elle le fait savoir par ses réseaux de communication et au Comité d’Etablissement afin d’influencer certaines organisations syndicales et le personnel de la banque.

Nous vivons l’époque de la fin de la guerre sans nom (celle d’Algérie). Nous subissons les effets de la censure politique frappant ou mutilant entre autres Les statues meurent aussi, Bel Ami, Moranbong, Les tripes au soleil, le petit soldat, Octobre à Paris,la Religieuse, La femme mariée, La bataille d’Alger…

Cette censure frappe également le théâtre : interdiction de la pièce d’Armand Gatti La Passion du Général Franco montée en décembre 1968 au TNP dirigé par Jean Vilar. Rappelons également la pièce de Jean Genêt Les Paravents, créée en 1966 par Roger Blin à l’Odéon Théâtre de France dirigé par Jean-Louis Barrault, qui se voit violemment perturbée par des éléments d’extrême-droite Occident et par des militaires et anciens combattants nostalgiques de l’Algérie française. Sans oublier l’édition : interdiction de Eden EdenEdende Pierre Guyotat.

Rappelons notre hostilité en 1962, dans le climat politique de l’époque, à ce que la FFCC soit reconnue d’utilité publique par le Gouvernement. Cette demande de la direction de la FFCC, motivée financièrement pour développer ses activités,avait pour but de solliciter le détachement, avec traitement, de fonctionnaires dont la désignation revenait au pouvoir politique. Une proposition est faite également d’offrir un siège à la commission de censure des films. La FFCC risquant de devenir un appendice des Ministères de la Culture, de l’Education nationale et de l’Intérieur et aliénant de fait son indépendance.

En 1966 nous nous opposons à l’interdiction deLa Religieuse de Jacques Rivette  par la censure gouvernementale. En 1968, prenons la défense d’Henri Langlois évincé, par le Gouvernement, de la direction de la cinémathèque française.

Nous vivons l’époque du « jeune cinéma ». Pour la France les premières œuvres de Resnais, Truffaut, Chabrol, Demy, Varda, Godard, Marker, Rohmer entre autres. Pour l’étranger la découverte des Bergman, Tarkovski, Paradjanov, Satyajit Ray, Akira Kurosawa, Wajda, Munk, Rosi, Nicholas Ray, Losey, Jancso, Pasolini, Glauber Rocha, Forman, Bertolucci, le free cinéma anglais…

Cette époque où les premières œuvres de Visconti, Rossellini, De Sica et Antonioni ne sont pas (ou mal) diffusées dans le circuit commercial et seulement visibles en version originale à la cinémathèque ou dans les ciné-clubs.

De par sa spécificité le ciné-club s’insère, quand il le juge opportun, dans les combats sociaux. La projection du film américain Le sel de la terre, en 1963 lors d’une séance exceptionnellement ouverte à l’ensemble du personnel (plus de 500 personnes présentes) en solidarité avec la longue grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, en présence de représentants de mineurs en tenue professionnelle tenant le drapeau de la collecte.

Durant cette décennie le ciné-club donne à voir près de 200 films, semant dans l’esprit des adhérents des noms de créateurs dont les œuvres à venir seront accueillies avec reconnaissance, convaincant chacune et chacun que le cinéma peut être à la fois source de plaisir esthétique et outil culturel d’émancipation et de luttes.

 

Joël GILLES, secrétaire puis président 1960-1970, administrateur de la FFCC.

 

(Note rédigée en novembre 2015)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mort de Chantal Ackerman

Chantal Akerman (parfois erronément orthographié Chantal Ackerman1), est une réalisatrice et scénariste belge, également actrice,productricedirectrice de la photographie et monteuse, née le  à Bruxelles et morte le  à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Chantal Akerman est issue d'une famille juive polonaise. Ses grands-parents et sa mère ont été déportés à Auschwitz, seule sa mère en est revenue.

L'angoisse chronique de sa mère est un thème majeur de son œuvre[réf. nécessaire]. Avec les rapports sexe/amour/argent, l'ennui et le vide existentiel, l'humour triste et la solitude[réf. nécessaire]. Elle analyse les comportements humains en posant la question du bonheur[réf. nécessaire].

C'est Pierrot le fou de Jean-Luc Godard qui a provoqué sa vocation. Formellement, Michael Snow sera sa deuxième profonde influence[réf. nécessaire]. Elle déclare le  au Centre Pompidou : « Godard m'a donné de l'énergie et les formalistes m'ont libérée. » Son travail est contemporain de celui du Wim Wenders des débuts.

André Delvaux l'a soutenue dès son premier court métrage (Saute ma ville, 1968), un film pré-punk[réf. nécessaire] où l'adolescente exprimait de manière explosive son besoin vital de libération.

New York[modifier | modifier le code]

Après un court passage à l'Institut national supérieur des arts du spectacle, en 1967-19681, et la réalisation en 1971 de L'enfant aimé ou je joue à être une femme mariée, un deuxième film (depuis longtemps invisible) que la cinéaste estime raté[réf. nécessaire] parce que pas assez construit, précis, dirigé, Chantal Akerman est partie avec Samy Szlingerbaum[réf. nécessaire] à New York où elle a fréquenté assidûment l'Anthology Film Archives (cinémathèque). Elle y a découvert le cinéma expérimental américain (Michael Snow, Andy WarholJonas Mekas, etc.).

« Ils m'ont ouvert les yeux sur beaucoup de choses : les rapports entre un film et son propre corps, le temps comme la chose essentielle d'un film, le temps et l'énergie. C'est en regardant leurs films que j'ai trouvé le courage de tenter autre chose. »

Vivant de petits boulots[réf. nécessaire], elle est parvenue à tourner plusieurs films. En 1972, La Chambre, un court-métrage à base d'un lent panoramique horizontal qui balaie l'espace à 360 degrés plusieurs fois et Hôtel Monterey, 63 minutes, une suite de plans fixes précisément cadrés et de lents travellings dans les couloirs, la musique apparaissant lorsque l'on sort de l'immeuble par le toit où un panoramique balaie l'horizon urbain. Puis, en 1973, Hanging Out Yonkers, son premier essai de documentaire (sur des adolescents à problèmes fréquentant un centre social), inachevé. Les rushs sont parfois projetés en cinémathèque ou lors de rétrospective.

Chantal Akerman vit ensuite à Paris. Elle retourne à New York en 1976, après sa reconnaissance internationale, pour réaliser News from home (89 minutes), une lecture des lettres inquiètes et plaintives que lui envoyait sa maman pendant son séjour, accompagnée par des plans monumentaux (façades, rues, métro) de la mégapole. Le film se clôt par un très long travelling arrière, la caméra posée sur un bateau s'éloignant des tours jumelles du World Trade Center. La cinéaste reviendra dans cette ville pour tourner Histoires d'Amérique en 1988 et Un divan à New York en 1996.

Jeanne Dielman et la reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Dans le Nouvel Observateur en 1989, Chantal Akerman explique2 : « Je me retournais dans mon lit, inquiète. Et brusquement, en une seule minute, j'ai tout vu Jeanne Dielman… »

Parmi les films de sa longue carrière, les plus importants[réf. nécessaire] sont Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles (1975) (son chef-d'œuvre[réf. nécessaire]), une description méticuleuse, en illusion de temps réel (proche de l'hyperréalisme) de l'aliénation, avec Delphine Seyrig (« C'est un film sur l'espace et le temps et sur la façon d'organiser sa vie pour n'avoir aucun temps libre, pour ne pas se laisser submerger par l'angoisse et l'obsession de la mort ») ; Les Rendez-vous d'Anna (1978) avec Aurore Clément, un très autobiographiqueroad movie en train (d'Allemagne à Paris en passant par Louvain et Bruxelles) ; la comédie musicale Golden Eighties (1986) (une variation à la Jacques Demy de ses thèmes habituels avecLio) ; sa tentative de comédie romantique américaine à la Ernst Lubitsch (ou à la Woody AllenUn divan à New York (1996, avec William Hurt et Juliette Binoche) et La Captive (2000, avecSylvie Testud et Stanislas Merhar), son adaptation, écrite avec Eric de Kuyper, de La Prisonnière de Marcel Proust, influencée par Vertigo d'Alfred Hitchcock[réf. nécessaire] et les mélodrames morbides de Ievgueni Bauer[réf. nécessaire].

En 2006, Chantal Akerman détourne une commande[réf. nécessaire] (un documentaire sur Israël) pour revenir à un travail plus personnel[réf. nécessaire], son plus intime depuis les années 1970 (voix off autobiographique accompagnant des plans fixes hyperréalistes tournés en vidéo), tourné à Tel-Aviv et monté à Paris, sur l'exil, l'exil des autres, l'exil de soi-même, le repli sur soi, le déséquilibre mental, le temps, l'espace et les tâches ménagères qui deviennent des « actes héroïques de la vie quotidienne ». La conclusion de ce film, intitulé Là-bas, est : « Le paradis n'existe pas. »

Décès[modifier | modifier le code]

Elle se suicide3 à 65 ans, le , à Paris4.

L'APÔTRE, FILM DE CHEYENNE CARRON

Cheyenne CARRON

Le dernier film :


L'APÔTRE


L'Apôtre est un film dramatique français sorti en 2014, écrit, réalisé et produit par Cheyenne Carron. Il obtient le prix spécial de la fondation Capax Dei au festival Mirabile Dictu 2014.

 


 

Synopsis[modifier | modifier le code]

Akim est un jeune musulman qui se destine, avec son frère Youssef, à devenir imam. Tandis que la sœur d'un prêtre catholique de son quartier est assassinée par un voisin, ce prêtre décide de continuer à vivre auprès de la famille de l'assassin, car il sent que cela les aide à vivre. Interpellé par cet acte de charité, Akim s'engage dans un chemin de conversion au christianisme, qui va l'opposer à son frère et à l'ensemble de sa communauté1. Le film met en évidence d'une part la déstabilisation de la famille d'Akim suite à sa conversion, d'autre part, les liens familiaux très forts de cette famille qui veut malgré tout conserver des liens avec lui. Le film ne contient aucune insulte ou outrance vis à vis de l'islam et des musulmans.


HOMMAGE A ANTOINE DUHAMEL, COMPOSITEUR DE MUSIQUE DE FILM

Antoine Duhamel est le fils de l'écrivain Georges Duhamel et de l'actrice de théâtre Blanche Albane. De 1944 à 1945, il fait ses études musicales, notamment auprès d'Olivier Messiaen au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et surtout de René Leibowitz. Parallèlement, il fait des études à la Sorbonne en psychologie, musicologie et autres disciplines.

Avec plus de soixante partitions écrites pour le cinéma, Antoine Duhamel est devenu un compositeur important de musique de films notamment de Jean-Luc GodardFrançois Truffaut et Bertrand Tavernier. Mais sa réussite dans ce genre artistique populaire a eu tendance à masquer le musicien « sérieux » qu'il déclare être, car selon lui « un compositeur pour le cinéma doit d'abord être un compositeur tout court ».

En 1980, il fonde l'École nationale de musique de Villeurbanne, aujourd'hui très réputée et considérée comme une alternative sérieuse auconservatoire de Lyon.

À l'occasion de l'hommage qui lui était rendu le 14 février 2008, Antoine Duhamel fait don à la Cinémathèque française d'un fonds de quatre partitions : Pierrot le fou et Week-end de Jean-Luc Godard, Ridicule de Patrice Leconte et L'Homme du large de Marcel Lherbier, pour lequel il composa un essai symphonique en 19832.

Le décès d'Antoine DUHAMEL, est survenu le 11 septembre. Il a été enterré aujourd'hui dans sa localité

de Valmondois (Val d'Oise).

 

Nous avons eu le privilège et le bonheur de le rencontrer lors d'un week-end à La Brosse

en juin 2002 qu'il avait animé sur le thème des musiques de films.

 

Tous les participants ont beaucoup apprécié sa gentillesse, sa simplicité, sa passion

du cinéma et des musiques de films. Il a su nous faire partager cette passion à travers

les films que nous avions projeté et dont il avait composé la musique en nous expliquant

son travail.

 

Nous n'avons jamais oublié cet homme passionnant.

 

Je joins la couverture concernant ce week-end pendant lequel nous avions vu :

 

Méditerranéé de jean-Daniel Pollet - Ridicule de Patrice Leconte - Belle époque de Fernando

Trueba et Laissez-passer de Bertrand Tavernier.

 

Merci d'avance, et si certains ont des choses à rajouter n'hésitez pas.

HOMMAGE A ANDREA PARISY

HOMMAGE A UNE ACTRICE MECONNUE MAIS TALENTUEUSE.

ANDREA PARISY
ANDREA PARISY

Andréa Parisy (autre nom : Andrée Parizy), à l'état-civil Andrée Marcelle Henriette Parisy, est une actrice française, née le 4 décembre 1935 à Levallois-Perret en France et décédée le 27 avril 20141.

Elle interpréta des rôles de fille de famille aux mœurs libres comme dans Les Tricheurs, ou de femme bourgeoise comme dans Le Petit Baigneur et Bébés à gogo. Elle fut aussi la religieuse résistante des Hospices de Beaune dans La Grande Vadrouille.

HOMMAGE A ALAIN RESNAIS

Un grand portrait d'Alain Resnais par Floc'h trône sur le parvis de l'église Saint-Vincent-de-Paul à Paris ce lundi 10 mars, mort le 1er mars à l'âge de 91 ans. Le soleil met toute sa lumière sur le visage de cet artiste qui a traversé le cinéma français. Homme modeste et passionné, le cinéaste avait exploré le septième art comme personne. Travail de mémoire, histoire, expérience, culture populaire et gaîté ont marqué son immense parcours. Les personnalités de France lui rendent un grand hommage aujourd'hui, pour que ses funérailles soient à l'image de son talent. La cérémonie a été suivie de l'inhumation du cinéaste au cimetière du Montparnasse.

Le visage de son épouse et muse, Sabine Azéma, est apparu sur les marches de l'église du 10e arrondissement. Selon TF1, elle avait souhaité "des fleurs blanches, pas de couronne". La vie est un roman (1982) marque la naissance du couple Azéma-Resnais, un film multiple et ludique qui se compose de trois récits indissociables les uns des autres. Alain Resnais et la comédienne se marient en 1998 et ils ont collaboré ensemble dans ses cinq derniers longs métrages, comme nombre d'acteurs qui font partie de la "famille" Resnais : Pas sur la bouche, Coeurs, Les Herbes folles - pour lequel il a reçu un prix exceptionnel au Festival de Cannes en 2009 -, Vous n'avez encore rien vu et l'ultime long métrage, Aimer, boire et chanter, en salles le 26 mars.

Les acteurs de ce dernier film, Michel Vuillermoz et Sandrine Kiberlain, si heureuse d'avoir pu être enfin dirigée par le grand Resnais, font partie des artistes présents à ces funérailles. Sabine Azéma est arrivée dans la même voiture qu'André Dussollier et Pierre Arditi, deux des acteurs favoris du cinéaste, qui ont ensuite accueilli le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, accompagné de son épouse, à l'entrée de l'église. Parmi les représentants de la classe politique, on citera la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui devait s'exprimer, ainsi que deux anciens ministres de la rue de Valois, Jack Lang et Christine Albanel.

La liste des invités endeuillés est longue : la présidente du Centre national du cinéma, Frédérique Bredin, le président de l'Académie des arts et techniques du cinéma, Alain Terzian, le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, le futur président du festival, Pierre Lescure, le producteur et agent historique de stars, Dominique Besnehard, les réalisateurs Costa-Gavras, Jalil Lespert, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Etienne Chatiliez et Danièle Thompson, Francis Huster ou encore le dramaturge Jean-Michel Ribes. Jane Birkin, que Resnais avait dirigée dans On connaît la chanson, Michel Piccoli (La Guerre est finie, Vous n'avez encore rien vu), les frères Podalydès, Mathieu Amalric,Denis et Bruno, Jean-Pierre Léaud, sont également venus témoigner leur respect à l'immense Alain Resnais.

Aimer, boire et chanter, son ultime oeuvre à cheval entre cinéma, théâtre et bande-dessinée, sera présentée en avant-première sur les Champs-Élysées ce lundi soir en présence du chef de l'État François Hollande. La projection est maintenue, et c'est certainement ce que le réalisateur aurait voulu, d'après Thierry Frémaux qui s'est exprimé à TF1. Car le cinéma, et le sien notamment, doivent continuer à vivre.

MARCIGNY UN FESTIVAL RURAL CREE GRACE A LA FAMILLE JEUNET.

 

 

Naissance d'une rencontre


D’abord … un creuset

Il faut remonter très loin pour trouver toutes les racines et radicelles de l’arbre quadragénaire que sont devenues les Rencontres Cinéma de Marcigny.

Tout est issu de la famille JEUNET, demeurant rue de la Tour à Marcigny (Saône-et-Loire), qui depuis l’avènement du cinéma en salle est mêlée à sa projection.
Jean JEUNET père, était projectionniste au Foyer Cinéma. Il est à l’origine d’un "chaudron" familial qui va faciliter l’activité autour du cinéma. C’est "la belle époque d’avant la télévision", Marcigny a alors deux salles de cinéma : la salle paroissiale et la salle commerciale du VOX.

Une autre présence sera déterminante, celle d’Henri BADIN, curé de Marcigny. Il propose aux gamins du début des années soixante 1960 ce qu’on pouvait alors appeler un ciné-club. Il en traîne certains (les plus assidus sont les frères Michel et Paul JEUNET et Jean-Luc CHEMORIN) dans les bureaux des grandes majors du cinéma à Lyon. La graine est semée.


Puis … des jeunes passionnés

Paul fera mûrir encore l’idée du ciné-club vers 1965 avec la mise en place de Cinéma Différent II puis Ciné-Club Travelling. Des films sont visionnés mais aussi réalisés à l’aide d’une petite caméra super-8 : Vivre seul, Anna ou les sentiers du rêve, L'amour révolté (1968), L’itinéraire (1970).

En 1966 et 1967 s’organisent des rencontres cinéma à Semur-en-Brionnais. Le village est tout proche de Marcigny (5 kms) et offre la proximité d’une salle de cinéma et d’un ancien séminaire permettant d’assurer l’hébergement des participants.


Ensuite … un Club

Si 1968 voit l’abandon de la formule ciné-club, c’est surtout 1969 qui sera un déclencheur de "pouvoirs des jeunes". Ce pouvoir s’exprimera par la revendication de la création d’un Club de Jeunes et d’un local, obtenus auprès de la municipalité et de l'État dans le cadre de l’opération Mille Clubs. Le local, construit par les jeunes marcignots, sort de terre alors que Paul JEUNET est président élu du Club des Jeunes et y crée une section cinéma.

Dans le cadre de ce Club des Jeunes, une poignée de bénévoles organise concrètement ce qui constitue leur première expérience et l’acte de naissance des Rencontres en 1971 : « Cinéma expérimental ».
Cette formule fait suite à l’essoufflement du ciné-club mensuel, et se renforcera, au début, de l’éparpillement des fondateurs hors de Marcigny ; elle permet de se retrouver et de se rencontrer avec d’autres venant des territoires environnants.
Dès le départ, à Noël 1971 : il s’agissait pour les JEUNET, BORIES, CHARMONT, DUPUIS, GAGNEAU, GOILLON … d’une première Rencontre avec son numéro 1, qui en supposait d’autres, mais quant à penser d’en faire 40 ! Personne n’a jamais osé !
Plus tard, pour Michel BORIES : « en 1982 je crois, j’ai déclaré : «nous irons aux 30° en 2000 ! » C’était une année qui faisait rêver dans les années 80 ! Paul JEUNET m’avait regardé d’un air démontrant l’impossible, «t’y penses pas !», on était dans le couloir d’accès du Foyer à emballer des bobines à réexpédier, eh bien : on l’a fait et aujourd’hui on fête 40 Rencontres, effarant ! voici un peu le pourquoi et le comment dans les lignes suivantes».

Les deux années qui suivent avec comme thèmes « Cinéma et Guerre » en 1972 (découverte de W. HERZOG avec Signes de Vie), et « Cinéma d’animation » en 1973, permettent de rôder la formule des Rencontres et d’affirmer leur viabilité : ce sont les premières salles combles, des spectateurs viennent, non seulement de la région, mais aussi de la capitale ! … La rétrospective Mac LAREN s'avère une immense découverte, plébiscitée par le public !

Trois années ont suffi à donner raison à ces jeunes fous et à leur drôle de cinéma, pour faire la preuve que leur Passion est bien née. La Presse nationale se fait l’écho de cette aventure :
«Les jeunes de Marcigny, passionnés de Cinéma, mènent depuis plusieurs années, des expériences de Ciné-club. La fermeture d’une des deux salles commerciales de la ville (le Foyer) n’est pas pour rien dans leur refus de voir disparaître le Cinéma qu’ils aiment.
Leur idée est d’une grande simplicité : faire se rencontrer des personnes qui aiment le cinéma, en créant les conditions matérielles de durée et d’accueil, qui non seulement permettent de voir les films, mais aussi d’échanger»
. De fait, on assiste aux projections au Foyer et on se restaure à l'hôtel du Champ de Foire chez BOUSSAND.


qui devient … un Comité National

Pour durer, il faut s’organiser ; au sein du Club des Jeunes, un Comité National des Rencontres Cinéma est créé le 31 mars 1974 à Mézoargues au Mas Saint-Michel dans les Bouches-du-Rhône lors de congés scolaires. Ce comité se consacre exclusivement à l’organisation et au fonctionnement des rencontres.
Il rattache pêle-mêle des marcignots restés fidèles au terrain, des "marcignots expatriés" et des jeunes venus d’autres horizons. Ainsi dans sa composition se retrouvent outre Paul JEUNET, Michel BORIES, délégué de la région Bourgogne, et en relation avec le Club des Jeunes de Marcigny, Jean-Luc CHEMORIN, parti sur l’Anjou devient délégué Pays de Loire, Christine LEMOINE et Isabelle THIBAULT, habituées aux rencontres représentent Paris, François ROUX et Marc CARO viennent du Sud, Alain GOILLON de l’Ouest (Nantes), Françoise DETTO du Centre (St Étienne), Philippe JOANIN de Lyon est délégué Rhône Alpes, etc... Cette structure permet à l’association de capter des personnes qui sont géographiquement loin de Marcigny ; ce sera un élément administratif stimulant pour le noyau fondateur comme pour les "agrégés".
A partir de cette instance est publié un article, Manifeste pour certains, qui décline ce que sera cette aventure, c’est exactement ce qu’elle est devenue en se perpétuant 40 ans !

En 1974 sur le thème «Cinéma fantastique» Marc CARO membre du CNRC pour la région Provence - Avignon signe l’affiche de la IV° Rencontre. Jean-Pierre JEUNET (le cousin germain) faisait partie du groupe et la véritable rencontre entre CARO et JEUNET s’est bien effectuée parmi nous. C’est, après coup, une petite fierté pour nous lorsque l’on sait ce que ce duo a apporté au cinéma français. Cette 4ème rencontre est parrainée par le journal régional Le Courrier de Saône-et-Loire et son rayonnement se renforce.

1975 «Crimes au Cinéma» permet la découverte des grands noms du cinéma allemand contemporain, pratiquement inconnu en France à l’époque, dont Wim WENDERS avec L’angoisse du gardien de but au moment du penalty. Nous avions obtenu l’aide complaisante du Goethe Institut de Lille et l’amitié de sa déléguée Ursula LEHMANN. La presse spécialisée parisienne découvre les charmes discrets de la campagne marcignotte !...


… Enfin MARCYNEMA

Mais le Club des Jeunes expire ; le Comité des Rencontres (CNRC) doit lui aussi mettre la clé sous la porte. Il s’auto-dissout le 11 avril 1976 pour renaître immédiatement en association loi de 1901 sans but lucratif sous le nom de MARCYNEMA. Ce nom avait été créé par Henri LEHALLE et Michel BORIES au Grau du Roi chez Alain GOILLON et donné au bulletin de liaison entre membres du CNRC. Ce mot est une contraction de Marcigny et de Cinéma. Les deux mots sont liés par le Y, lettre considérée comme un arbre à deux branches pour un seul tronc. Le Y final de Marcigny scelle cette alliance de la commune du Brionnais avec le cinéma.

La première mission sera la promotion d’un cinéma de qualité sous toutes ses formes. Elle assure l’organisation et le fonctionnement des futures Rencontres. Son Conseil d’administration se dote de deux collèges : membres locaux et membres nationaux à l’image du CNRC.
La 6ème Rencontre, «Cinéma du Réel» prouve cette nouvelle réalité.
Mais il faut de l’argent pour vivre et se développer ! Comment se faire reconnaître ? La première demande de subvention essuie un refus. Une consolation tout de même : la subvention de la municipalité autrefois versée au Club des Jeunes échoit désormais à Marcynéma.
La mise en place de relations publiques permet d’obtenir, par l’intermédiaire du Conseiller Général de Marcigny et Député Paul DURAFFOUR, l’accès à des subventions culturelles nationales et par là même une Reconnaissance.

1977, la 7° Rencontre «Cinéma et Pouvoirs» accueille Gilles COLPART critique à la Revue du cinéma. Il découvre Marcigny et pour lui, c’est le coup de foudre… et ceci pour de très nombreuses années ! ... La dimension "hors les murs" est établie, le festival existe avec un public qui se fidélise, participe, adhère à l’association voire intègre le conseil d’administration. Le budget à cette époque s’équilibre à 20.000 francs, le bénévolat assurant toutes les prestations, et le Foyer étant mis à disposition gracieusement.

Cette première période de 7 ans a permis d’établir une doctrine autour d’un évènement créé, de bénéficier d'un début de réseau culturel pour le choix des films, d’être reconnu dans le milieu du cinéma auprès d’un public en manque, de fixer des structures administratives et financières solides, de s’affirmer auprès des responsables (élus, administrations culturelles) et bien sûr de cultiver une amitié indéfectible.
Paul JEUNET se retrouve sans discontinuer à la présidence de ce groupe dont il fédère toutes les passions. Ce sont des cinéphiles plus ou moins avérés se rencontrant par la construction bobine après bobine de l'esprit Rencontre autour du cinéma.

Historique recueilli auprès de Michel BORIES, aidé de Jean-Luc CHEMORIN

La synthèse de tous ces ingrédients a permis la pérennité des Rencontres jusqu’à la 40ème qui se déroulera du 27 au 31 octobre 2010.

Une prochaine page historique sera écrite sur les périodes qui ont suivi cette Naissance, très bientôt sur le site.

 

La 43ème Rencontre " : v'là l'programme...

 

 
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MORT DE PATRICE CHEREAU

CULTURE - Le metteur en scène et réalisateur Patrice Chéreau est mort ce lundi 7 octobre selon le quotidien Libération. Âgé de 68 ans, il est décédé des suites d'un cancer du poumon. Patrice Chéreau était l'un des maîtres de la scène européenne depuis plus de quarante ans, au théâtre comme au cinéma ou à l'opéra. Sa dernière mise en scène, "Elektra" de Richard Strauss, a été ovationnée en juillet au festival lyrique d'Aix-en-Provence.

"Il était d'une vitalité extraordinaire jusqu'au bout", a déclaré à l'AFP Elisabeth Tanner, co-dirigeante d'Artmedia, l'agence artistique qui le représentait, confirmant son décès annoncé plus tôt par Libération. Le directeur de l'Opéra de Paris, Nicolas Joel, qui a été l'assistant de Patrice Chéreau sur le fameux "Ring" de Wagner à Bayreuth en 1976, s'est dit "bouleversé".

 

"Il m'avait fait l'honneur de m'appeler auprès de lui comme assistant au Festival de Bayreuth pour le Ring du centenaire. Je garde de ce compagnonnage un souvenir ébloui qui ne fait qu'ajouter à l'émotion qui m'étreint ce soir", a-t-il déclaré à l'AFP. Olivier Py, qui avait été "très soutenu par Patrice Chéreau" lorsqu'il avait été évincé de la direction du théâtre de l'Odéon en mars 2011, a fait part de "son immense tristesse".

 

"C'était un metteur en scène d'une grande culture, et d'une extrême délicatesse, traversé par une inquiétude, même après tout ce qu'il avait fait. J'ai adoré ses films, que j'ai vu adolescent, il faut dire que c'est aussi un très grand cinéaste, en plus d'une grand metteur en scène de théâtre et d'opéra", a-t-il dit.

 

Théâtre engagé à gauche

 

Né le 2 novembre 1944 dans le village de Lézigné (Maine-et-Loire) où une rue porte son nom, il grandit à Paris. Son père peint, sa mère dessine. A 16 ans, il rejoint le groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand. A 21 ans, il monte Marivaux au festival de Nancy. A 22 ans, il prend la direction de son premier théâtre à Sartrouville (Yvelines).

 

Il y rencontre Richard Peduzzi, qui deviendra son décorateur exclusif. Il pratique un théâtre engagé à gauche trois ans durant, avant de partir au Piccolo Teatro de Milan (Italie) en 1969. En 1972, Roger Planchon le fait nommer co-directeur du Théâtre national populaire (TNP) de Villeurbanne où il reste jusqu'en 1981. Il monte notamment "La Dispute" de Marivaux (1973) et "Peer Gynt" d'Ibsen (1981).

 

De 1982 à 1990, c'est l'aventure du Théâtre des Amandiers de Nanterre (Hauts-de-Seine), qu'il dirige et où il met en scène Bernard-Marie Koltès, Jean Genet et -toujours- Marivaux, tout en formant une nouvelle génération de comédiens français. Il joue lui-même dans des films d'Andrzej Wajda ("Danton", 1982) ou Youssef Chahine ("Adieu Bonaparte", 1985). Son "Hamlet" au Festival d'Avignon (1988) lui vaut cinq Molières.

 

Affecté par la perte de plusieurs amis morts du sida, dont Koltès en 1989, il se consacre ensuite davantage à l'opéra et au cinéma. Il revient à la mise en scène en 1995 avec "Dans la solitude des champs de coton", avant un "Phèdre" d'anthologie en 2003, puis "La Douleur" (2008) et "Rêve d'automne" de Jon Fosse au musée du Louvre (2010).

 

Cinq césars pour "La Reine Margot"

 

A l'opéra, il travaille avec Georges Prêtre ("Les contes d'Hoffmann", 1974) et surtout Pierre Boulez pour une Tétralogie à Bayreuth (1976), qui lui vaut une notoriété internationale, puis la création de "Lulu" en version intégrale (1979) et "De la maison des morts" en 2007. Il collabore également avec Daniel Barenboïm ("Wozzeck" en 1992, "Don Giovanni" en 1994, "Tristan et Isolde" en 2007), Sylvain Crambeling ("Lucio Silla" en 1984) et Daniel Harding ("Cosi fan tutte" en 2005).

 

Au cinéma, il tourne son premier film en 1974 ("La Chair de l'orchidée"), suivi de neuf autres souvent récompensés en France et à l'étranger, dont "L'Homme blessé" (1983), film très personnel sur une passion homosexuelle, "La Reine Margot" (1994) deux fois primé à Cannes et couronné par cinq Césars, ou "Ceux qui m'aiment prendront le train" (1998). Il préside en 2003 le jury du Festival de Cannes qui donne la palme à "Elephant" de Gus Van Sant.

 

 

SA BIOGRAPHIE

 


 →  Dernière modification de cette page le 9 octobre 2013 à 19:53.

Sur Wikinews, voir aussi : Disparition du cinéaste Patrice Chéreau.

Patrice Chéreau

Description de cette image, également commentée ci-après

Patrice Chéreau à la Mostra de Venise en 2009.

Naissance 2 novembre 1944
Lézigné, Maine-et-Loire, France
Décès 7 octobre 2013 (à 68 ans)
Paris, France
Activité principale Metteur en scène de théâtre et d'opéra, réalisateur et scénariste de cinéma, acteur
Style Théâtre, opéra, cinéma
Années d'activité 1966-2013

Patrice Chéreau, né le 2 novembre 1944 à Lézigné (Maine-et-Loire) et mort à Paris le 7 octobre 2013, est un metteur en scène de théâtre et d'opéra, réalisateur et scénariste de cinéma, et acteur français. Ses travaux combinent recherches plastiques, réflexions politiques et exploration des obsessions humaines.

Biographie

Jeunesse

Patrice Chéreau, né le 2 novembre 1944 à Lézigné (Maine-et-Loire) est le fils cadet de Jean-Baptiste Chéreau, artiste-peintre et Marguerite Pélicier1.

Il est un descendant de Edmé Brière de l'Isle (1779-1849) - par ailleurs père du général Brière de l'Isle - qui eut trois fils de Cythère, une jeune métisse libre, enfants qu'il devait ultérieurement reconnaître. L'un de ces trois garçons est l'ancêtre de Patrice Chéreau.[réf. nécessaire].

Installés à Paris, ses parents le sensibilisent à l'art et la culture en l'emmenant régulièrement visiter des expositions et assister à divers spectacles. Il entre au lycée Louis-le-Grand et rejoint la troupe de théâtre de son établissement2. Être acteur ne lui suffit pas : il met en scène les spectacles de lycéens et se lance dans la conception des décors et des costumes. Par la suite, il étudie l'allemand et les lettres classiques. Il obtient une licence d'allemand1 avant de se consacrer définitivement à la scène.

Les débuts au théâtre

En 1966, à 22 ans, dans la France d'avant-mai 68, il prend la direction du Théâtre de Sartrouville. Comme la plupart de ses compagnons, il s'engage dans un théâtre politique où il affiche des positions affirmées. En 1965, il met en scène L'Héritier de village de Marivaux puis l'année suivante une pièce d'Eugène Labiche : L'Affaire de la rue de Lourcine. Chéreau divise et compte déjà autant d'adeptes que d'ennemis3. Il assure également la mise en scène des Soldats de Jakob Michael Reinhold Lenz, en 1967, qui reçoit le Prix du Concours des Jeunes Compagnies3.

À Sartrouville, il s'entoure par ailleurs du décorateur Richard Peduzzi, de l'éclairagiste André Diot et du costumier Jacques Schmidt pour monter deux pièces chinoises (La Neige au milieu de l'été et Le Voleur de femmes) qui marquent les esprits pour leurs décors mélangeant plates-formes, poulies et passerelles3.

La faillite, en 1969, du Théâtre de Sartrouville le pousse vers l'Italie, où il intègre le Piccolo Teatro de Milan, à la demande de Paolo Grassi. Il travaille en même temps en France où il se met en scène, à Marseille, dans Richard II de William Shakespeare. Il monte également une nouvelle version de Don Juan de Molière à Lyon3. Ces deux spectacles montrent à nouveau le soin maniaque qu'il accorde aux décors : ils constituent une machine faite pour « tuer le libertin » dans la seconde pièce et une « machine-piège » dans la première où Chéreau fait du protagoniste un enfant vulnérable, perdu et seul4,3.

De 1971 à 1977, il dirige avec Roger Planchon et Robert Gilbert le Théâtre national populaire de Villeurbanne auquel il donne de nouvelles ambitions, proches des idéaux de mai 68. Il y met notamment en scène Le Massacre de Paris de Christopher Marlowe où la scénographie et les lumières animent une série de tableaux baroques sur la nuit de la Saint-Barthélemy : machinerie infernale, cadavres répandus dans une eau noire où apparaissent les fragments d'une lune brisée et où résonnent les pas de clowns macabres3

En 1973, il monte La Dispute de Marivaux au Théâtre de la Gaîté3.

En 1976, à la demande de Pierre Boulez et sous sa direction musicale, il met en scène dans le Palais des festivals de Bayreuth, sanctuaire de la musique de Richard Wagner depuis l'année 1876, les quatre opéras de la Tétralogie du compositeur allemand. Sa mise en scène, qui transpose le mythe nordique des Nibelungen, dans le XIXe siècle industriel et capitaliste contemporain de Wagner5, provoque un scandale lors des premières représentations, avant de le rendre célèbre sur le plan international et d'être finalement saluée par quatre-vingt-cinq minutes d'applaudissements et cent un levers de rideau, lors de la dernière représentation, le 26 août 19806.
En 1979, Boulez fait à nouveau appel à lui pour la mise en scène de Lulu d'Alban Berg avec la soprano Teresa Stratas dans le rôle-titre3. Leur collaboration fait encore date3.

Son fécond travail de metteur en scène est rapidement et très largement reconnu en Europe pour son goût de l'innovation esthétique et de l'image fastueuse3. Son inspiration visuelle et son lyrisme laissent une place importante au mystère, à la fantasmagorie et à l'hyper-expressivité des corps, mêlant sensualité et jeu d'acteurs archaïque (expressions grotesques, maquillage outrancier, gestes violents ou ritualisés…)7. Héritier, comme ses confrères Bernard Sobel, Ariane Mnouchkine, Roger Planchon et Giorgio Strehler de Bertolt Brecht pour la notion de distanciation et d'art engagé ou d'Antonin Artaud pour l'idée de théâtre de la cruauté8, Chéreau franchit, pour certains critiques, une étape décisive dans la représentation théâtrale et donne une nouvelle signification à l'espace scénique tant par la réflexion artistique qu'il propose que par l'immense succès que rencontrent ses créations9. Son univers plastique trouve une sphère d'influence assez large : il reconnaît notamment l'expressionnisme allemand et l'œuvre d'Orson Welles (qu'il découvrit dans sa jeunesse à la cinémathèque) comme des modèles fondateurs9.

Ses premiers films

Pour Chéreau, le cinéma garde en commun avec le théâtre l'unité de lieu et de temps : les scènes deviennent à l'écran des séquences. Mais pour lui le cinéma permet de mieux mettre en valeur les émotions picturales de son enfance et de mieux illustrer les tourments de l'âme. Il invente donc un cinéma singulier, sensible à certaines recherches stylistiques et oscillant entre grand spectacle flamboyant et intimisme. Ses réalisations cinématographiques ne sont reconnues que tardivement. Son premier long métrage, La Chair de l'orchidée, adapte avec liberté, en 1974, le roman éponyme de James Hadley Chase et élabore un univers à la lisière du fantastique, privilégiant les thèmes du désir, de la folie et de la mort.

Son deuxième film, en 1978, Judith Therpauve avec Simone Signoret dans le rôle-titre, bien que très dense et voulu ancré dans une réalité sociale contemporaine, semble pourtant être son œuvre la moins aboutie.

En 1982, il met en scène sur deux soirées Peer Gynt d'Henrik Ibsen au Théâtre de la Ville qui révèle Dominique Blanc, son actrice fétiche3,10.

Les Amandiers

De 1982 à 1990, Chéreau dirige la maison de la culture de Nanterre, devenue Théâtre Nanterre-Amandiers, Centre dramatique national à son arrivée. En 1983, après Combat de nègre et de chiens, de son ami Bernard-Marie Koltès dont il fait connaître l'œuvre, il monte Les Paravents de Jean Genet en farce sulfureuse, utilisant la salle comme extension de la scène. Le décorateur Richard Peduzzi y représente un cinéma de Barbès, inquiétant et délabré3.

Chéreau alterne ensuite avec bonheur le classique (Marivaux, Mozart…) et le contemporain (Heiner Müller, Koltès…), s'amusant à malmener la noblesse du XVIIIe siècle, vue comme futile et vaniteuse (Lucio Silla, La Fausse Suivante, Quartett)3. Il trouve également le temps de se consacrer à sa carrière d'acteur, interprétant Camille Desmoulins dans Danton d'Andrzej Wajda et Napoléon dans Adieu Bonaparte de Youssef Chahine.

Durant cette période, il réalise son film le plus personnel, L'Homme blessé en 1983 qui dérange pour sa peinture désenchantée d'une époque puis par l'évocation d'une crise d'identité sexuelle. Pour ce film, il obtient, avec Hervé Guibert, le César du meilleur scénario original en 1984. En 1987, il présente au Festival de Cannes Hôtel de France, transposition du Platonov de Tchekhov dans une époque moderne. Le film est interprété par la jeune génération des comédiens formés aux Amandiers dont Valeria Bruni Tedeschi, Laurent Grévill, Bruno Todeschini, Marianne Denicourt, Agnès Jaoui et Vincent Pérez. L'année suivante, il montre au Festival d'Avignon sa mise en scène d'Hamlet de Shakesperare qui fait date pour la prestation de Gérard Desarthe dans le rôle-titre puis pour l'inclusion de morceaux de musique contemporaine dans le déroulement de la tragédie. Le travail de Chéreau est récompensé par un Molière en 1989. C'est à cette époque que Pascal Greggory devient son compagnon et l'un de ses acteurs fétiches11.

La maturité

À la fin de la saison 1989-1990, Chéreau quitte le théâtre des Amandiers. Il se consacre à l'opéra (Wozzeck, de Berg, 1993 ; Don Giovanni, de Mozart, 1994) et à la préparation d'une fresque cinématographique sur le massacre de la Saint-Barthélemy, La Reine Margot. Ce film à grand spectacle, sanglant, shakespearien et porté par l'interprétation d'Isabelle Adjani, est tiré d'un roman d'Alexandre Dumas. Le scénario a été écrit sur quatre ans en collaboration avec Danièle Thompson. L'œuvre reçoit deux récompenses à Cannes en 1994 : le prix du Jury et le prix d'interprétation féminine pour Virna Lisi qui tient le rôle de Catherine de Médicis. Puis, l'année suivante, La Reine Margot gagne cinq trophées lors de la 20e cérémonie des Césars dont ceux de la meilleure actrice pour Isabelle Adjani et des meilleurs seconds rôles féminin et masculin pour Virna Lisi et Jean-Hugues Anglade.

En parallèle, Chéreau met en scène à l'Odéon, Le Temps et la Chambre de Botho Strauss puis une nouvelle version de Dans la solitude des champs de coton, de Bernard-Marie Koltès, en 1995.

Il réalise, trois ans plus tard, Ceux qui m'aiment prendront le train qui convie le spectateur à vivre une journée particulière dans la vie d'une quinzaine de personnages en crise, rassemblés dans un train pour Limoges pour se rendre à un enterrement. Sur la base d'une histoire coécrite une nouvelle fois avec Danièle Thompson, le metteur en scène y dévoile l'acuité de son regard sur les conflits intimes et familiaux et y diffuse une tension dramatique, représentative de son style. Le film est sélectionné au 51e Festival de Cannes et se voit décerner trois Césars : Meilleur réalisateur pour Chéreau, Meilleur second rôle pour Dominique Blanc et Meilleure photographie pour Éric Gautier.

En 2000, il tourne, pour la première fois à l'étranger et en anglais, Intimité, tiré de certains récits d'Hanif Kureishi, qui rencontre le succès auprès du public. Absent de la sélection cannoise, il remporte l'Ours d'or à Berlin en 2001 et vaut à Kerry Fox l'Ours d'argent de la meilleure actrice. Le film obtient également le Prix Louis-Delluc en 2002. Ce drame traite de l'échec d'une relation amoureuse et prend pour trame de départ l'histoire de deux personnes égarées ne connaissant rien l'une de l'autre mais réunies chaque semaine pour avoir des rapports sexuels.

Chéreau met ensuite en scène l'un de ses plus grands triomphes aux Ateliers Berthier du Théâtre de l'Odéon : Phèdre de Racine. Sa mise en scène fait exploser la diction de l'alexandrin classique. Le rôle-titre est confié à Dominique Blanc et celui de Thésée à Pascal Greggory.

En 2003, avec la sortie de Son frère, adapté d'un roman de Philippe Besson, il dépeint avec pudeur et retenue le drame d'une famille divisée face à la mort imminente d'un de ses membres. La même année, il est le président du jury du festival de Cannes.

En 2005, il revient au film à costume avec Gabrielle, adapté d'une nouvelle de Joseph Conrad, qui plonge Pascal Gregory et Isabelle Huppert dans le néant sentimental d'un couple de bourgeois du début du XXe siècle. Ce huis clos, porté par des dialogues énigmatiques et une atmosphère sépulcrale, développe une esthétique post-moderne, alternant le noir et blanc et la couleur et utilisant des cartons comme dans le cinéma muet. Sur le plan thématique et visuel, le film fait également référence à Marcel Proust, Ingmar Bergman, Luchino Visconti et à l'opéra expressionniste.

En 2006, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres le nomme président de la Fémis, qu'il quitte quelques mois plus tard, « la mort dans l'âme », au motif d'un emploi du temps surchargé12. Le cinéaste Claude Miller lui succède à ce poste.

En décembre 2007, il met en scène Tristan et Isolde de Richard Wagner à la Scala de Milan sous la direction de Daniel Baremboim.

En mars 2008, il a fait partie de la commission présidée par Hugues Gall et chargée par Christine Albanel, alors ministre de la Culture, de pourvoir le poste de directeur de la Villa Médicis à Rome.

Fin 2008, il retrouve sa complice Dominique Blanc dans La Douleur, d'après Marguerite Duras, spectacle à mi-chemin entre le théâtre et la lecture qu'il monte au Théâtre de Nanterre13. Pour sa prestation, Blanc est récompensée d'un Molière en 2010.

En 2009, il présente Persécution, son nouveau film, à la Mostra de Venise.

En 2010, Chéreau est invité à concevoir une exposition au musée du Louvre. Il met alors en scène, dans une scénographie particulière qui évoque à la fois l'histoire de la peinture et son univers intime, une quarantaine de tableaux issus des collections du musée du Louvre, du Centre Georges-Pompidou et du musée d'Orsay. Pour l'occasion, il donne, au Louvre, une représentation exceptionnelle de Rêve d’automne de Jon Fosse avec Valeria Bruni-Tedeschi, Pascal Greggory, Bulle Ogier, Marie Bunel, Michelle Marquais, Clément Hervieu-Léger, Alexandre Styker et Bernard Verley14.

En juillet 2013, sa mise en scène d'Elektra de Richard Strauss, triomphe au Festival d'Aix-en-Provence15,16.

Il travaillait, avant sa mort d'un cancer du poumon, sur l'adaptation d'un roman de Laurent Mauvignier, Des hommes17,18, et à la mise en scène de Comme il vous plaira, de William Shakespeare, prévue aux Ateliers Berthier de l'Odéon-Théâtre de l'Europe en mars 2014.

Toute sa vie il sera resté fidèle à ceux qui furent ses plus proches collaborateurs : Caroline de Vivaise (costumes), Richard Peduzzi (décors), André Diot (lumière) et André Serré (son).[réf. nécessaire].

Engagement politique

Participant à la manifestation organisée par la gauche et réprimée à la station Charonne en 196219, il soutient François Mitterrand en 1981 et 1988 puis Lionel Jospin en 1995 et 2002. Fidèle au camp socialiste, il appelle à voter Ségolène Royal en 200720. Lors de la primaire de 2011, en vue de la désignation d'un candidat socialiste à l'élection présidentielle, il apporte son soutien à Martine Aubry21.

Filmographie

Réalisateur

Scénariste

Acteur

Mises en scène de théâtre

1966-1969 Directeur du théâtre de Sartrouville
1970-1972 Travail au Piccolo Teatro Milan
1972-1981 Codirecteur du TNP Villeurbanne
1982-1990 Codirecteur du Théâtre des Amandiers Nanterre

Mises en scène d'opéra

Distinctions

Prix et nominations

Cinéma

Césars

Festival de Cannes

Mostra de Venise

Berlinale

Autres

Théâtre

Molières

Autres

 

HOMMAGE A BERNADETTE LAFONT

BERNADETTE LAFOND DANS LA MAMAN ET LA PUTAIN DE JEAN EUSTACHE
BERNADETTE LAFOND DANS LA MAMAN ET LA PUTAIN DE JEAN EUSTACHE

Peu de monde du spectacle à ses obsèques hormis Jean Pierre Mocky.

 

Cette excellente comédienne a été la vedette de plusieurs films programés par notre ciné-club et nous devions lui rendre hommage.

 

Merci Bernadette.

 

 

Bernadette Lafont est une actrice française, née le 28 octobre 19381 à Nîmes (Gard) et morte le 25 juillet 2013 dans la même ville2.

Grâce à ses rôles dans Les Mistons (1957) de François Truffaut, Les Bonnes Femmes (1960) de Claude Chabrol ou encore La Maman et la putain (1973) de Jean Eustache, cette vedette populaire est considérée comme l’une des égéries de la Nouvelle Vague3.

Biographie

Fille de protestants des Cévennes, née à la Maison de santé protestante de Nîmes4, elle grandit à Saint-Geniès-de-Malgoirès où son père est pharmacien puis fait ses études au lycée Feuchères de Nîmes. Sa mère, femme stricte au foyer qui désespère d’avoir un garçon pendant 10 ans, l'appellera toujours Bernard5. Bernadette Lafont se destine à la danse mais rêve aussi de cinéma en regardant Brigitte Bardot6. Elle prend des cours à l'opéra de Nîmes qui donnent à la midinette gironde et au caractère bien trempé une cambrure parfaite7. Très bonne élève, elle décroche son baccalauréat à 16 ans à Nîmes où ses parents se sont alors installés. Alors en vacances, elle fait la connaissance en 1955 de l'acteur français montant de l'époque, Gérard Blain, dans les arènes de Nîmes où il répète la pièce Jules César8,9. Elle l'épouse à l'âge de dix-huit ans3 puis, en secondes noces, elle s'unit en 1959 au sculpteur hongrois Diourka Medveczky qui en fera sa muse et dont elle aura trois enfants en trois ans : Pauline, Élisabeth et David10.

À Paris, elle rencontre François Truffaut, qui lui offre son premier rôle dans le court-métrage Les Mistons (1957), tourné la même année à Nîmes : voulant faire son premier film, Truffaut qui dispose de peu de moyens financiers l'engage elle et son mari Gérard Blain, à la grande surprise de Bernadette car son mari refusait qu'elle devienne actrice5. Elle devient rapidement une figure représentative de la Nouvelle Vague notamment après les deux films de Claude Chabrol, essentiels du mouvement, Le Beau Serge en 1957 puis Les Bonnes Femmes en 1960. Elle est l'héroïne de Une belle fille comme moi de François Truffaut. Elle joue le rôle de Marie dans La Maman et la Putain (1973), de Jean Eustache9.

Estampillée Nouvelle Vague qui critique le cinéma classique, cette bourgeoise décomplexée qui n'hésitera pas à jouer des rôles transgressifs (plusieurs de ses rôles qui mettent en avantage son physique pulpeux lui vaudront le surnom de « vamp villageoise ») en paie le prix et sa carrière connaît un creux (elle se retire alors cinq ans à la campagne et met au monde ses trois enfants) mais elle s'en moque, faisant de la phrase de Jean Cocteau sa devise  :

« Les premières places ne sont pas intéressantes, celles qui m'intéressent, ce sont les places à part. »

Elle joue alors dans des nanars où sa voix gouailleuse et son ton décalé la font devenir populaire6. La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan, en 1969, lui permet de renouer avec le succès. Alors que la mode est aux actrices blondes avec un petit nez et une taille de guêpe, cette brune de type méditerranéen détonne (elle se fera par la suite teindre en blonde platine) et est qualifiée de « Bardot nègre » dans Le Monde par l'écrivain Hervé Guibert10.

En 1971, elle signe le Manifeste des 343 salopes7.

Dans les années 1980, elle apparaît dans plusieurs films de Jean-Pierre Mocky, mais surtout dans L'Effrontée de Claude Miller en 1985 qui lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle6.

En 1988, sa fille Pauline meurt accidentellement3. Elle surmonte son chagrin en multipliant les films et les pièces de théâtre de boulevard dans lequel l'entraîne Jean-Claude Brialy7.

Son dernier film, Paulette, sorti en 2013, reçoit un très bon accueil du public6. Elle déclare à cette époque « vivre depuis plus de trente ans dans le même appartement, dans le Marais, avec son chat » alors que son compagnon, le peintre figuratif Pierre de Chevilly, vit majoritairement à la campagne10.

Partie se reposer dans sa maison familiale de Saint-André-de-Valborgne, dans le Gard, elle y est victime d’un premier malaise cardiaque, début juillet 2013. Contrainte de séjourner au centre héliomarin de Grau-du-Roi, elle y a un second malaise le 22 juillet 2013. Transportée au CHU de Nîmes par le SAMU, elle y meurt le 25 juillet 20136, en plein festival de Vebron dont elle était la marraine depuis ses origines en 198811. Ses obsèques ont lieu au temple protestant de Saint-André-de-Valborgne, le 29 juillet 2013. Le réalisateur Jean-Pierre Mocky a déploré l’absence totale de la profession et du gouvernement lors de ses obsèques12.

Bernadette Lafont a publié plusieurs ouvrages dont son autobiographie, La Fiancée du cinéma13.

Distinctions

Elle est faite officier de la Légion d'honneur le 14 juillet 200914.

En 2010, elle reçoit la médaille de l’ordre national du Mérite et de l’ordre des Arts et Lettres5.

Hommage

Le théâtre municipal de Nîmes, sa ville natale, porte son nom depuis septembre 201315.

Filmographie

Cinéma

Courts métrages

Longs métrages

Télévision

Théâtre

Récompenses et nominations

 

Pour les amoureux du cinema en dehors de PARIS

En novembre 2013, Périphérie célèbrera ses 30 ans et comme un avant-goût le site de Périphérie a mis ses habits de fête !
C'est à découvrir sur notre adresse habituelle :
www.peripherie.asso.fr

Vous y retrouverez toutes les informations concernant l'association, ainsi que tout ce que vous devez savoir sur les activités de Cinéastes en résidence, des Rencontres du cinéma documentaire, de l'Éducation à l'image et  de la mission Patrimoine.

Nous avons également ouvert un blog pour vous tenir au courant de la vie périphérienne de tous les jours. A trouver aussi sur www.peripherie.asso.fr

Parce que nous sommes bien conscients qu'après des grands travaux il y a toujours de petites retouches à faire, si vous le souhaitez, n'hésitez pas à nous faire parvenir vos avis par rapport à la fonctionnalité du nouveau site à
contact@peripherie.asso.fr

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Nous profitons aussi pour vous informer de la composition du nouveau Conseil d'Administration de Périphérie.

Membres élus :
Bureau :

Chantal RICHARD, Présidente.
Dominique CABRERA, Vice-Présidente.
Catherine BIZERN, Trésorière.
Isabelle REBRE, Secrétaire.

Membres du Conseil :
Daniel CLING,
Claude GUISARD,
Mariana OTERO,
Jean-Pierre THORN,
Caroline ZEAU,

Membre de droit :
Emmanuel CONSTANT, Vice-Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis.

 

Bon été à vous !

L'équipe de Périphérie……………………………………………………

Périphérie Association loi 1901 soutenue par le Département de la Seine-Saint-Denis

87 bis rue de Paris 93100 Montreuil – www.peripherie.asso.fr/ contact@peripherie.asso.fr




INFOS, INFOS, INFOS..........

MELUSINE MAYANCE
MELUSINE MAYANCE

UNE JEUNE ACTRICE QUI MONTE....

Mélusine Mayance (née en 1999) est une jeune actrice française.

 

Elle joue notamment en 2010 dans Elle s'appelait Sarah, où elle tient un des deux rôles principaux (l'autre étant interprété par Kristin Scott Thomas), celui d'une fillette prise dans la rafle du Vel' d'Hiv en 1942.

Filmographie

MELUSINE DANS RICKY LE FILM DE FRANCOIS OZON
MELUSINE DANS RICKY LE FILM DE FRANCOIS OZON
MELUSINE DANS ELLE S APPELAIT SARAH
MELUSINE DANS ELLE S APPELAIT SARAH

Mélusine Mayance est la petite nièce de notre amie et adhérente, Jeannine.

 

Nous lui souhaitons une longue et brillante  carriére que nous continuerons à suivre.

 

Mélusine sera présente au festival de Cannes le 24 mai 2013 et montera les célébres marches.

 

 

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Son dernier film "MICHAEL KOHLHAAS" sera présent au Festival de Cannes.

Michael Kohlhaas est un drame historique franco-allemand coécrit et réalisé par Arnaud des Pallières, adaptation du roman du même nom d'Heinrich von Kleist, dont la sortie est prévue en 2013.

Synopsis

Michael Kohlhaas est un marchand de chevaux prospère des Cévennes. Après avoir été victime d'une injustice de la part d'un seigneur, il lève une armée pour se défendre, et met le pays à feu et à sang.

Distribution

Projet et réalisation

Château d'Aujac

Développement du projet

Il s'agit de la deuxième adaptation du roman d'Heinrich von Kleist après Michael Kohlhaas de Volker Schlöndorff en 1969.

Alors qu'il crée ce film, Arnaud des Pallières est un réalisateur confidentiel1, dont les mises en scène tournent souvent à l'expérimental. Il a pourtant acquis une solide réputation dans le cinéma d'auteur2, ce qui lui permet d'attirer des acteurs comme Mads Mikkelsen ou Denis Lavant.

Tournage

Parmi les lieux de tournage se trouve le château d'Aujac, dans le Gard, château-fort du XIIe -XVIIe siècle.

Réception

Présentation festivalières

Le film est présenté lors du Festival de Cannes 2013, ce qui constitue une surprise, étant donné l'exigence et le caractère confidentiel du réalisateur Arnaud des Pallières1.

 

 

 

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AMATEURS DE GRAPHISME ET D'AFFICHES

Bonjour Pierre,

Voici une information qui peut être intéressante pour notre site :

Les amateurs de graphisme et d'affiches se retrouveront à Chaumont du 25/05 au 09/06 pour ce rendez-vous incontournable : concours international, expositions (fond de + de 25 000 affiches)...
Pour plus de renseignements :

FESTIVAL de L'Affiche de CHAUMONT
7/9 avenue Foch
52000 Chaumont
France

 +33 (0)3 25 03 86 80
 +33 (0)3 25 03 86 98

 

 

 

 

 

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Information de Philippe sur une exposition de photos bld des Italiens

EXPOSITION AU SIEGE DU LCL

Bonjour Pierre,

Je viens de me souvenir que, au siège du LCL boulevard des Italiens des photos de stars (Exemples : Jack Nicholson, Robert Redford) de cinéma seront exposées dans le grand hall du 17 mai au 26 mai , sous le titre générique FAMOUS,

C'est gratuit


"Pascal Rostain et Bruno Mouron
sont deux noms inséparables, synonymes d'audace et de qualité dans le domaine du photo-reportage.

Collaborateurs de longue date de Paris-Match, et d'autres grands noms de la presse magazine, ils ont créé leur propre agence : Sphinx.

Aujourd'hui, ils ouvrent leurs archives pour en publier les photos les plus marquantes.

Bruno Mouron et Pascal Rostain ont exposé leur travail lors de nombreuses expositions.


Principe
Exposition itinérante pendant 1 an : à Perpignan, Bordeaux, Nantes, Orléans, Amiens et Paris. 
4 semaines en moyenne dans chacune des agences.


Thème

À Paris, à Londres, à Cannes... A la terrasse d'un café, en sortant du restaurant, d'un palace... En tenue de soirée, backstage, en voiture... Extraordinaires ou ordinaires, les scènes s'enchaînent. Seuls les acteurs changent, mais tous ont un point commun : ils sont célèbres, Famous.

Après plusieurs décennies passées dans la proximité des stars à chasser le "moment de vérité", Pascal Rostain et Bruno Mouron offrent dans cette exposition une sélection exceptionnelle de leurs photos. Le noir et blanc est le reflet d'une époque : l'âge d'or du photo-journalisme, quand les photographes faisaient encore partie de l'environnement familier des célébrités.

 

 

 

 

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LE BLOG DE NOS AMIS ET ADHERENTS VOYAGEURS

Bonjour,

 

Nous avons deux  amis et adhérents qui aiment voyager et souhaitent nous faire partager leurs aventures.

 

Pour ce faire, nous vous communiquons l'identité de leur blog. Il faut reconnaitre que notre ciné-club est porté sur les documentaires et ce depuis sa création en 1951.

 

Bon voyage en leur compagnie

 

 

jacketdom     (    jacketdom.blog4ever.com  )

 

 

 

 

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Philippe apprecie le cinéma, Natasha Kinski, Ferrari et Peugeot

natasha Kinski
natasha Kinski

 

Ci dessous un extrait de ciné-bul N°4

 

Au Musée des Années 30 à Boulogne Billancourt, l’exposition « Studio Beneix » propose un plongeon dans l’univers du cinéaste grâce aux décors de ses films comme la cuisine de 37°2 le matin, jusqu’au 29 septembre, entrée 6 euros, tarif réduit 4 euros et gratuit le 1er dimanche du mois. A noter aussi une visite guidée de l’exposition (40 minutes)  le jeudi 2 mai à 18h30 pour 5.50 euros, sur réservation au 01.55.18.46.64 ou 01.55.18.54.40 . Le musée est situé au 28 avenue André Morizet, près de l’Hôtel de Ville, métro Marcel Semblat et dans le même immeuble  vous trouverez l’excellent cinéma Landowski

 

 

 

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Voiture ayant servi au tournage de l'écume des jours
Voiture ayant servi au tournage de l'écume des jours

Philippe a apprécié les deux voitures exposés à la boutique Peugeot des Champs Elysées.

 

 

La voiture de Colombo
La voiture de Colombo

Pierre n'oublie pas Peugeot.....

Pierre Durand, ancien président du ciné club de 1975 à 1982 se souvient de sa peugeot 204. Né à Aulnay Sous Bois en 1949, il a vu la construction des usines PSA à la place de la ferme "Frottier" en 1970. Tous les immenses champs de pommes de terre ont été rasés pour construire une très belle usine avec l'espoir de donner du travail à des milliers de travailleurs.

Le cinéma de la vie a décidé dernièrement de fermer ce bel outil de travail. Mais qui se cache derrière la caméra du cinéma de la vie ?

Je crains voir derrière les caméras des gens pas honnêtes du tout.

 

Bien que les ouvriers aient la "patate" pour défendre leur outil de travail, le cinéma de la vie tourne sans arrêt des scénes où le voyous s'en mettent pleins les poches et laissent sur le carreau des travailleurs désespérés.

 

C'est pas du beau cinéma.

 

 

La voiture de l'ancien président du ciné-club
La voiture de l'ancien président du ciné-club