LE CONFLIT DU CINEMA LE MELIES DE MONTREUIL

VICTOIRE AU CINEMA LE MELIES DE MONTREUIL

Grand moment d’émotion mercredi 07 mai , lorsque nous avons appris lors d’un Méliès Ephémère que Stéphane Goudet, Marie Boudon et Maud Mandille , injustement sanctionnés en décembre 2012 par Dominique Voynet , été réintégrés par la nouvelle municipalité.
 
les détails sont là
 

 

 

LA LUTTE CONTINUE AU MELIES ...

vendredi 28 mars 2014

LIBÉRATION VENDREDI 28 MARS 2014

 

Stéphane Goudet, critique de cinéma et directeur artistique du cinéma "Le Méliès" de Montreuil pendant plus de dix ans, à Paris, le 20 mars 2014.
 
 
Stéphane Goudet, remis de l’avoinée
Didier PÉRON 27 mars 2014 à 17:06
PORTRAIT

Le directeur artistique du cinéma Méliès de Montreuil, licencié par Dominique Voynet, compte bientôt prendre sa revanche.

«La politique, ça ne peut pas être une sorte de Fight Club, où le seul objectif est de traîner l’adversaire dans la poussière, lui faire rendre gorge, l’humilier, le détruire.» C’était en novembre, l’élue Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) Dominique Voynet, après six ans comme maire à la tête de la ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis), créait la surprise en annonçant qu’elle ne briguerait pas un second mandat. Elle se disait laminée par les coups tordus de ses adversaires.
Stéphane Goudet, qui était directeur artistique du cinéma le Méliès de Montreuil depuis 2002 et que Dominique Voynet a licencié sans préavis ni indemnités, s’étrangle. Côté Fight Club, il a été servi. Accusé par l’élue verte et ses équipes de «harcèlement moral» sur agent municipal, soupçonné d’un délit de «favoritisme» dans l’attribution du marché du nouvel équipement numérique de la salle, de détournements de fonds pour des séances scolaires, Voynet elle-même mouillant la chemise et parlant dans la presse de «sacs de billets dans un placard pour un total de 1 800 euros», et de création d’une «caisse noire» pour régler les faux frais cannois de Goudet en goguette festivalière ou acheter de la cocaïne au cinéaste Abel Ferrara venu débattre un soir. Au fil des mois, le torchon n’a cessé de cramer entre un directeur de salle jugé arrogant et une édile qui s’est lancé dans ce qu’elle estime être une salutaire «déstalinisation»d’une ville qui a vécuvingt-quatre ans de communisme avec Jean-Pierre Brard.
Stéphane Goudet, qui n’est pas communiste et n’a de carte dans aucun parti (mais vote à gauche), a tout entendu, les noms d’oiseaux sifflent. Il est la «star» ou la «diva», et finalement, le «sale type» et le «voleur». Sonné, il n’a pourtant jamais été à terre : «Se prendre des coups dans la gueule en permanence, ça te met en danger. Parfois, je voulais me barrer, c’était une question de survie psychique mais l’élan collectif, les gens de mon équipe qui font quarante-six jours de grève, les associations de spectateurs qui manifestent, je ne pouvais pas lâcher prise.» A la première contre-projection organisée en réaction à son licenciement, devant la salle comble réunie à la Parole errante, un lieu alternatif construit sur le lieu même des anciens studios Méliès, il fond en larmes.
Quand il prend la tête du cinéma en 2002, il a failli changer de vie (un poste à Hanoi d’attaché audiovisuel, supprimé une semaine après qu’il le décroche), il se lance dans une bouillonnante ligne éditoriale tous azimuts : festival de docus, débats intellectuels (un partenariat avec le Collège international de philosophie), rencontre avec des cinéastes de renom. Le Méliès, pourtant pas spécialement glamour, situé à l’une des sorties de métro dans une galerie commerciale à ciel ouvert à la station Croix-de-Chavaux, devient l’un des hauts lieux de la cinéphilie et accumule les succès (200 000 spectateurs par an). La violence du conflit sera d’autant plus irrationnelle, fondée sur une querelle de puissance. Un article du Monde met le feu aux poudres, il est porté aux nues, Voynet n’est pas citée une seule fois. Elle est folle de rage. «Est-ce qu’on connaît le nom du directeur de la piscine municipale ou de la bibliothèque ?» entend-on dans les couloirs de la mairie alors que l’alliance avec les socialistes explose et que le soutien de Stéphane Goudet, l’adjoint à la Culture Daniel Chèze, quitte le navire.
La cinéaste Dominique Cabrera, vivant à Montreuil, se souvient du jeune directeur, maître de conférence à Paris-I, spécialiste de Jacques Tati, critique à Positif, toujours en costume et chemise classique, débarquant à la tête du Méliès : «J’étais dubitative. Il avait tout de l’universitaire bon teint. Mais je crois que la mission l’a transformé, galvanisé, révélé. Il n’a cessé de devenir de plus en plus à l’aise devant le public avec un côté bateleur culturel à la fois intelligent et drôle. Les gens, qui viennent de milieux plutôt modestes et populaires, ont adoré ça.»
Nos premiers contacts avec Goudet datent de 2007. Il cherche à l’époque à parler à des journalistes car son cinéma municipal est attaqué par une hydre commerciale en furie. En effet, les circuits d’exploitations UGC et MK2 se sont associés pour empêcher un projet d’extension du cinéma de 3 à 6 salles art et essai au nom d’un«abus de position dominante» et de «concurrence déloyale» puisque le cinéma est subventionné et qu’il peut faire, soi-disant, de l’ombre, à l’UGC Cité-Ciné Rosny, qui n’est rien moins que le troisième cinéma de France, avec 2,3 millions de spectateurs par an ! Une vaste blague mais qui va durer deux ans.
La capacité de contre-offensive de Goudet déstabilise ses attaquants. En quelques jours, il fait grossir de plusieurs centaines de signatures une pétition de soutien avec des noms aussi prestigieux que David Lynch, Wong Kar-wai, Abbas Kiarostami ou Laurent Cantet (qui habite dans le secteur). UGC-MK2 finissent par jeter l’éponge, abandonnant la procédure en 2010. «Il a un côté pitbull, toujours en guerre, difficile à prendre en défaut,raconte Jacques Audiard, et en même temps, il a cette courtoisie de l’intellectuel académique. C’est très agréable.»
Le goût du cinéma pourtant lui est venu tard, après le bac, en classe prépa littéraire. Il sèche les cours, voit quatre à cinq films par jour entre Cinémathèque et Quartier latin. Le choc, la matrice est un film de Murnau,le Dernier des hommes, le récit d’une humiliation sociale : un vieux portier de grand hôtel est relégué par le directeur de l’établissement à l’entretien des toilettes. Il a grandi à Chartres. Ses parents sont enseignants spécialisés dans l’enfance inadaptée : «Mon père a eu une activité politique pendant vingt ans que je trouve admirable : conseiller municipal d’opposition dans une ville très à droite. Son moteur était la vie associative.» Les premières armes militantes, il les affûte à la cité universitaire d’Antony quand Patrick Devedjian annonce qu’il veut raser la barre d’immeubles réservés aux couples : «On a créé un mouvement dur, hors syndicat, avec occupation au long cours du restaurant universitaire, un mouvement qui s’est trouvé rencontrer les grèves massives contre Chirac et Juppé en 1995 où la France était dans un bordel sans nom. Ça a été une formation sur le tas de ce qu’est une mobilisation, y compris dans ses aspects de médiatisation : comment faire venir un politique, intéresser les journalistes à ce qui est en jeu à cet endroit-là.»
Aujourd’hui, il hume l’air de la vengeance, traînant Voynet devant les tribunaux pour diffamation publique. Tous les candidats (sauf les Verts) l’ont assuré qu’ils veilleraient à ce qu’il réintègre son poste perdu. Lui, marié, deux enfants, n’habite pas Montreuil mais Sucy-en-Brie (Val-de-Marne). Il y a voté au premier tour pour une liste d’Union de la gauche, éliminée, «je ne voterai donc pas au second». Le chantier du nouveau Méliès, lui, s’éternise. L’inauguration prévue pour le printemps est repoussée au premier semestre 2015.
————————————
 
Post du journaliste :
"la dimension collective était  présente tout au long de notre entretien que j'ai réécouté intégralement mais le genre du portrait tend à sur-singulariser le traitement, j'ai tenté de faire mention des trois autres personnes mais ca fonctionnait pas très bien, Enfin, le débat sémantique sur "revanche" et "vengeance" je le comprends mais j'avais aussi besoin de dramatiser le Fight Club. Toutes mes excuses a transmettre donc aux personnes qui se sentent lésées."

 

jeudi 27 mars 2014

A LA RENCONTRE DE M LE MÉLIÈS

 
Dans le nouveau programme, nous constatons que le cinéma Le Méliès organise une séance spéciale le vendredi 28 mars, à 20h 30, autour du film culte Phantom of the paradise de Brian de Palma.
Cette séance est annoncée organisée en collaboration avec l'association M le Méliès, association soit-disant apolitique créée par les proches de Mme Voynet en septembre 2013 mais totalement absente depuis.
En cette veille électorale, cette association fantôme est présentée par Mmes Voynet et Perrier (signataires de l'éditorial) comme appui pour "accompagner une programmation plus ouverte à tous les publics montreuillois".
Renc'Art au Méliès, qui a été exclu de ce programme et du cinéma par les mêmes commanditaires, incite ses adhérent(e)s à assister à cette soirée extraordinaire et à aller à la rencontre de cette autre association qui semble avoir tant de projets pour le futur "six salles".
 

vendredi 14 mars 2014

ÉLUS AU CONSEIL D'AMINISTRATION

 
 
 
 
 
Votants 97 
1bulletin nul
Voix  
87    Prunelle AZIOSMANOFF
95   Anne-Charlotte BAPPEL
96   Georges BERTRAND
96   Marie-José BLONCOURT
96   Gérard BOUMGHAR
93   Marie-Thérèse CAZANAVE
96   Marie-Madeleine CORNIERES
96   Serge FENDRIKOFF
93   Catherine GIFFARD
95   Line GRUYER
96   Jean-Louis LE GALL
96   Marie-Jeanne MOUSSARD
96   Michel PODGOURSKY
93   Mireille RAINGUEZ
96   Sylvie ROUX
 
 
 

mardi 11 mars 2014

MÉDIAPART Mardi 11 mars 2014

 

Montreuil : Dominique Voynet est mise en examen

À la suite de la plainte pour diffamation par trois salariés du cinéma Méliès, Dominique Voynet a été mise en examen. Ce qu'elle a caché à son conseil municipal, le 6 février, au moment de demander, et d'obtenir, la prise en charge par la ville de ses futurs frais de justice. Dernier acte d'un conflit dévastateur, dont Le Méliès et les Montreuillois devraient finalement sortir vainqueurs.
 
Il se fait tard et l'ambiance est lourde dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Montreuil où sont réunis, pour la dernière fois, les 55 conseillers municipaux (1). Dominique Voynet demande que lui soit accordée la « protection fonctionnelle », suite à la plainte pour diffamation publique envers particulier, déposée contre elle, le 12 avril 2013, par trois salarié-e-s du Méliès (il s'agit de Stéphane Goudet, directeur artistique du cinéma, licencié ensuite par Dominique Voynet, Marie Boudon, animatrice jeune public, Maud Mandile, comptable, toutes deux mutées ensuite contre leur gré dans d'autres services municipaux).
La « protection fonctionnelle » permet à une commune de prendre en charge les frais de justice de son maire lorsque celui-ci fait l'objet de poursuites pénales « à l'occasion de faits qui n'ont pas le caractère de faute détachable de l'exercice de ses fonctions ».
 QUESTION LÉGITIME
Une protection prévue par la loi mais qui n'est pas automatique ; elle est laissée à l'appréciation du conseil municipal qui doit décider, par un vote, de sa légitimité. Ce qui suppose, à l'évidence, que les conseillers municipaux disposent de toute l'information nécessaire sur les tenants et les aboutissants de la procédure en cours. D'où la question posée à Dominique Voynet (par la présidente du groupe socialiste, Alexie Lorca) : « Pouvez-vous nous dire où en est cette plainte ? »
Réponse de Dominique Voynet : « Je risque la mise en examen pour complicité de diffamation, sachant que c'est le directeur de publication du « Monde » (2) et le directeur de publication de « Télérama » (3) qui eux seront (sic) accusés de diffamation. »
Un « risque » ? Mais Dominique Voynet a reçu notification de sa mise en examen pour complicité de diffamation publique courant janvier 2014, soit bien avant le conseil municipal du 6 février... Pourquoi a-t-elle menti sur sa situation judiciaire, à l'heure de faire voter la prise en charge de ses frais de justice par les contribuables montreuillois ?
QUESTION SANS RÉPONSE

Sollicitée par mail, Dominique Voynet ne répond pas à cette question. Elle confirme sa mise en examen, mais elle tente aussitôt d'en atténuer la portée en prétendant que celle-ci « est, comme vous le savez parfaitement, quasiment automatique dans les allégations de diffamation ». Or le juge n'avait-il pas aussi le choix de donner le statut de témoin assisté à la maire de Montreuil ou, tout simplement, de la relaxer immédiatement si elle était en mesure de prouver ses allégations ?... Et si elle n'avait aucune preuve, toute accusation ne relève t-elle pas d'une faute grave qui mériterait sanction ? D'autant plus que l'enquête administrative interne qu'elle a diligentée a été produite à charge, en accumulant faux et approximations.
Comme elle l'a fait au conseil municipal du 6 février, Dominique Voynet rejette la responsabilité principale sur les directeurs de publication, avec qui elle « partage dans ce dossier la “vedette” », ironise-t-elle, précisant qu'elle « n'y voit rien d'honteux.» Certes, mais ce sont bien les propos qui lui sont imputés, dans « Télérama » et dans « Le Monde », qui lui valent d'être mise en examen pour diffamation. Des propos « qui ne mettent en cause personnellement aucun des trois agents qui se sont sentis visés », plaide-t-elle, alors que la suspension des trois agents est exposée dans les articles avec mention de leurs fonctions.Et de conclure : « Et (ces propos) sont loin d'atteindre le degré d'ignominie et d'insulte de ceux que vous, et d'autres, avez dits ou écrits à mon sujet. »
Eux aussi contactés, les trois plaignants n'ont pas souhaité commenter une décision de justice.
AVALANCHE D'ACCUSATIONS

Dans les deux articles incriminés (l'un paru dans « Télérama », du 15 janvier 2013, l'autre dans « Le Monde », du 21 janvier 2013, articles qui valent, à leurs directeurs de publication d'être mis en examen), Dominique Voynet accusait les personnels du Méliès d'avoir caché «des sacs de billet dans un placard pour un total de 1800 euros», d'avoir constitué une « caisse noire» destinée à payer des « faux frais » au festival de Cannes, à « rémunérer des cinéastes venus présenter leurs films et à acheter de la drogue »... « et même la cocaïne d'Abel Ferrara » !
Rappelons qu'à l'époque l'équipe du Méliès eut à subir une véritable avalanche d'accusations publiques, faisant allégrement fi de la présomption d'innocence, de la part de membres de la majorité municipale et de militants locaux d'Europe Écologie les Verts (EELV). Comme ce Tweet du 11 février 2013, de Mireille Alphonse, co-secrétaire d'EELV Montreuil, membre du bureau du conseil fédéral d'EELV et, présentement, directrice de campagne du candidat Vert aux élections municipales à Montreuil, Ibrahim Dufriche-Soilihi. Elle y écrivait, en réponse à un tract syndical de soutien aux travailleurs du Méliès : « La CGT en perte de repères ! Détourner l'argent pour les séances scolaires, ce ne serait pas si grave ? »
Lors du conseil municipal, la maire de Montreuil a plaidé qu'en « ce qui concerne les articles en cause, les mots qui me sont représentés, euh, qui me sont reprochés sont d'une telle bénignité que je ne me sens pas réellement en difficulté ». Ajoutant que ces articles sont « une sorte de synthèse et peut-être même de caviardage de ce qui a été réellement expliqué aux journalistes ». « Bénignité », vraiment ?
70 000 SPECTATEURS EN MOINS
 Un an après, les accusations de Dominique Voynet contre les salariés du Méliès ont fait long feu. Le CNC (Conseil national du cinéma) n'a pas suivi la maire en refusant toute sanction contre le Méliès sur la gestion des séances non commerciales (46 sur 13 500), a changé la réglementation concernant ces séances marginales qu'il a admis sujettes à « confusion » et a rejeté toute accusation de «détournement des entrées scolaires ». Quant à l'accusation «d'enrichissement personnel », elle a rapidement été abandonnée.
Un an après, Le Méliès, qui pouvait s'enorgueillir d'être le fleuron des salles classées Art et essai, Recherche et Jeune public en banlieues, n'est plus que l'ombre de lui-même.
D'après le C-ism (Collectif indépendant des spectateurs du Méliès) (4), le bilan est calamiteux : 70 000 spectateurs en moins en 2013 par rapport à la fréquentation moyenne annuelle de la dernière décennie (180 000 entrées) ; soit 300 000 euros de perte de recettes en un an ; un effondrement du travail d'animation avec huit réalisateurs invités au lieu d'une soixantaine par an ; la perte des principaux festivals (Rencontres du cinéma documentaire, Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Rencontres de la Seine-Saint-Denis) ; la fin de collaborations essentielles (Maison populaire, Collège international de philosophie, Périphérie, associations de quartier), la dissolution du Conseil consultatif du cinéma Méliès et la création d'une association para-municipale de spectateurs créée par des conjoints d'élus et des soutiens de la maire...
NOUVEAU MÉLIÈS EN PÉRIL
Un lourd bilan que les quinze salariés du Méliès ont payé au prix fort : une violence quotidienne et tous azimuts (deux enquêtes administratives avec 35 auditions, des accusations diffamatoires en série...) ; deux grèves en un an, dont l'une, historique, de 46 jours, contre la mise à l'écart de quatre salariés (dont un, le directeur artistique, Stéphane Goudet, licencié sans préavis ni indemnités, non pour avoir « mis en place une “caisse noire ” ou pour avoir acheté de la drogue aux réalisateurs », mais pour « non dénonciation d'une irrégularité comptable » et, surtout, pour « non respect du devoir de réserve »... après s'être défendu des accusations jugées par lui diffamatoires !)
Enfin, pour couronner ce désastre humain et culturel, et contrairement aux promesses réitérées de Dominique Voynet et de sa majorité, l'ouverture du nouveau cinéma Méliès de six salles (trois actuellement), le Nouveau Méliès, annoncée pour fin 2014 (date immédiatement démentie par la communauté d'agglomération Est Ensemble), pourrait ne pas intervenir avant... 2016, voire 2017 (les travaux de construction sont à l'arrêt !). Avec une facture qui a explosé, passant de 8 millions d'euros, au début du projet, à 18,7 millions d'euros (5).
Un collectif de huit cinéastes (Solveig Anspach, Dominique Cabrera, Robert Guédiguian, Dominik Moll, Gérard Mordillat , Chantal Richard, Bertrand Tavernier, Jean-Pierre Thorn) écrivait, dans une tribune publiée sur ce blog (6), le 16 avril 2013 : « Ce qui s’est joué à Montreuil c’est la sanction d’une équipe qui avait osé dès 2006 résister (“avec arrogance ” dira Voynet !) au recours d’UGC/MK2 pour “concurrence déloyale” contre le projet d’extension du Méliès de 3 à 6 écrans. » Cela dans un contexte hexagonal où les salles de cinéma indépendantes sont menacées de mort par la concentration de l'exploitation (7).
REINE GUERRIÈRE
En annonçant, le 26 novembre 2013, qu'elle ne briguerait pas un second mandat municipal (8), Dominique Voynet a eu droit pendant des semaines aux honneurs médiatiques. D'interview en interview, à la télé, à la radio, dans la presse écrite, sur Internet, mêlant dénonciations incendiaires aux confidences les plus intimes, elle est parvenue à brosser d'elle-même le portrait d'une innocente victime des mœurs « cannibales » de la politique professionnelle.
Ainsi, parmi bien d'autres exemples, dès le lendemain de l'annonce de son retrait, Gérard Pancrasi, dans « l'Express.fr »(9), n'a-t-il pas hésité à comparer Dominique Voynet à « la Kahéna, cette reine guerrière du 7e siècle qui fut considérée comme la première féministe de l'histoire, dont le nom signifie en grec “être pure”, et qui paya de sa vie sa lutte contre la dynastie des califes ».
Et d'ajouter que « ses déclarations sont loin d'être anodines : elles sont un signal d'alerte d'une dégradation de nos mœurs politiques. L'ancienne ministre de l'Écologie demande que la vie politique change, car l'atmosphère y est irrespirable ». Dominique Voynet dénonce dans sa lettre de renonciation à un second mandat municipal le « fight club » de la politique, « où il s'agit de traîner l'autre dans la poussière, de l'humilier, de le détruire ». Elle y prétend «  refuser de rendre coup pour coup, d'user du mensonge, de la calomnie et de l'insulte ».
DERNIÈRES CARTOUCHES
Les dernières semaines de son mandat municipal auront montré que Dominique Voynet n'a pas perdu son « punch » pour tenter d'empêcher, qu'après son départ, les quatre agents, par elle écartés, soient réintégrés. Car tous les candidats qui se présentent aux élections municipales s'y sont engagés (du NPA et de Lutte Ouvrière à l'UMP, en passant par le Front de gauche, les Divers Gauche, la liste de l'ancien Maire Jean-Pierre Brard et le Parti Socialiste). Seule exception : la liste d'Europe Ecologie Les Verts. Mais, ultime complication, pour que cette promesse soit tenue, il fallait que le successeur de Dominique Voynet ait encore le pouvoir et le temps d'agir avant le transfert prévu de la gestion des personnels du Méliès de la commune de Montreuil à la Communauté d'agglomération d'Est ensemble (10).
Aussi, utilisant ces dernières cartouches, la maire a-t-elle bataillé jusqu'à la dernière seconde pour que ce transfert ait lieu à une date qui rende impossible à son successeur la réintégration des agents du Méliès. Elle voulait le 1er mars — avant l'élection municipale !... — mais, finalement, après une mobilisation et une nouvelle grève du Méliès, de recul en recul, c'est la date du 1er juin qui l'a emporté. Ce qui devrait permettre à la communauté d'agglomération de récupérer l'équipe au grand complet et, dans la foulée, de créer enfin les conditions pour que le cinéma Méliès renaisse de ses cendres.
AUTOPORTRAIT
Dominique Voynet a perdu sa dernière bataille. Sans doute, en s'attaquant à une petite équipe de 15 personnes d'un cinéma municipal était-elle loin d'imaginer pareille résistance à son omnipotence. Et encore moins que des milliers de Montreuillois se solidariseraient avec leur combat. Elle aurait pu vivre et laisser vivre une expérience magnifique, mais elle n'a pas supporté l'indépendance et la liberté d'esprit de ses acteurs. Il lui fallait prendre le contrôle de cet ovni citoyen, coûte que coûte, et ce dès son arrivée à la mairie de Montreuil.
Dominique Voynet est un symptôme de la crise de la représentation et c'est son autoportrait qu'elle dessine en dénonçant les affres de la politique. La future ex-maire de Montreuil n'est pas un cas isolé, sa pathologie du pouvoir est hélas partagée par des milliers d'autres élus, des communes aux plus hauts sommets de l'État. Puisse son « sacrifice » être utile.
 
 
NOTES :
(1) L'intégralité du conseil municipal de Montreuil, le 6 février, est visionnable sur Internet (la partie des débats concernant la demande de protection fonctionnelle par la maire commence à 4h38) : http://www.montreuil.fr/vie-citoyenne/comptes-rendus-deliberations-et-archives-video-des-seances-du-conseil-municipal/videoscm/conseil-municipal-du-6-fevrier-2014/
(2) L'article du « Monde », « Un mauvais film se joue au Méliès » :http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/01/21/un-mauvais-film-se-joue-au-melies_1819973_3246.html
(3) L'article de Télérama », « Voynet a-t-elle le Méliès dans le nez ? », n'est pas disponible sur le site du journal.
(4) Lire sur le site du Méliès en lutte :http://lemeliesenlutte.canalblog.com/
Consulter aussi le site de l'association des spectateurs du Méliès, Renc'Art au Méliès : http://rencartaumelies.blogspot.fr/
(5) Vidéo où Dominique Voynet présente le Nouveau Méliès avec une animation qui met en appétit, à juste titre, et où elle annonce son ouverture en novembre 2013 :http://www.youtube.com/watch?v=8gu-JnaLDVE
(6) Tribune de huit cinéastes intitulée « De quoi le Méliès-Montreuil est-il le signe ? » : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/160413/de-quoi-le-melies-montreuil-est-il-le-signe
(7) Concernant la concentration de l'exploitation cinématographique et sur la situation du cinéma en salle, lire la prise de position du syndicat des réalisateurs (SFR-Cgt) sur la nécessité d'une autre politique publique, publiée sur ce blog le 28 février dernier : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/280214/cinema-en-salle-pour-une-autre-politique
(8) L'intégralité de l'annonce par Dominique Voynet qu'elle ne briguerait pas un second mandat municipal, « Je ne suis pas candidate à ma réélection à la mairie de Montreuil », sur son blog, le 25 novembre 2013 : http://dominiquevoynet.eelv.fr/je-ne-suis-pas-candidate-a-ma-reelection-a-la-mairie-de-montreuil/
(9) L'intégralité de l'article consacré à Dominique Voynet par Gérard Pancrasi, dans « l'Express.fr », « Dominique Voynet tire le signal d'alerte d'une dégradation de nos moeurs politiques » :http://www.lexpress.fr/actualite/les-deboires-de-dominique-voynet-revelent-un-monde-politique-en-crise_1303044.html
(10) Pour en savoir plus sur le passage de la gestion des personnel du Méliès à Est ensemble, l'éclairage de la Cgt des Territoriaux de Montreuil sur son site :https://territoriauxcgtmontreuil.wordpress.com/
 
PRÉCÉDENTS ARTICLES SUR LE MÉLIÈS
ET MONTREUIL PARUS SUR CE BLOG :
• « Montreuil : préavis de grève au cinéma Méliès » (25 janvier 2014) : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/250114/montreuil-preavis-de-greve-au-cinema-melies
• « À Montreuil, “Négro de service’ » (28 juin 2013) :http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/260613/montreuil-negro-de-service
• « Tout va très très bien à Voynetgrad » (9 juin 2013) :http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/090613/tout-va-tres-tres-bien-voynetgrad
• « De quoi Le Méliès est -il le signe ? »(18 avril 2013) tribune :http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/160413/de-quoi-le-melies-montreuil-est-il-le-signe
• « Tout va très bien à Voynetgrad » (24 février 2013) :http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/240213/tout-va-tres-bien-voynetgrad
 
 

jeudi 27 février 2014

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

 



Chère adhérente, cher adhérent,
 
Le Conseil d’administration de notre association vous invite à participer à son
assemblée générale
mercredi 12 mars, dès 18h 30
école Diderot
19 avenue Walwein
93100 MONTREUIL
 
Comme l'an dernier, nous avons sollicité l'autorisation de pouvoir nous réunir dans une salle de notre cinéma, cette fois-ci auprès du président de la communauté d'agglomération Est-Ensemble. Celui-ci nous l'accorde, mais dans le courant du mois d'avril. Le conseil d'administration, après en avoir longtemps débattu, préfère tenir cette assemblée statutaire avant les élections : voilà pourquoi, cette année encore, nous nous réunirons ailleurs et ne bénificierons pas de la projection d'un film à cette date.
 
Statutairement, il s’agira de renouveler notre Conseil d’administration.
Au vu de la situation actuelle du cinéma, des changements que vont apporter les prochaines échéances électorales et les bouleversements créés par les lois qui vont imposer les transferts de compétences de la communauté territoriale vers la Métropole du Grand Paris, il va aussi s'agir de débattre et décider de la position de notre association par rapport à la gestion du cinéma "3 salles" et "6 salles".
 
Il se peut que vous n’ayez pas encore renouveler votre adhésion : il n’est pas trop tard et vous pourrez le faire jusqu’au 12 mars.
À ce jour, nous comptons 235 adhérents : nous devrons donc élire 17 administrateurs.
 
S’agissant de l’assemblée générale ordinaire, sont joints à ce courrier l’ordre du jour, votre pouvoir, si vous ne pouvez être présent, et l’appel à candidature au Conseil d’Administration.
 
Si vous souhaitez que d’autres sujets soient abordés lors de cette assemblée, nous vous remercions de nous les transmettre avant le 5 mars pour qu’ils soient inscrits dans les questions diverses.
Nous vous recommandons de faire acte de candidature pour contribuer au renouvellement de ce Conseil et, dans ce cas, de nous le faire savoir, avant le 5 mars, en envoyant votre candidature à notre adresse.
 
 
Pour le Conseil d’administration,
Marie-Madeleine Cornières
 
Quelques recommandations pratiques pour prendre part aux votes :
 
- être adhérent-e à jour de cotisation,
- présenter sa carte d’adhésion à l’entrée,
- les détenteurs de pouvoirs nominatifs (2 maximum par adhérent-e) voudront bien se munir de la carte d’adhésion de leurs mandants,
- les pouvoirs non nominatifs peuvent être envoyés, à l’association (35 avenue de la Résistance) ; le bureau de l’assemblée générale les proposera aux adhérent-e-s volontaires,
- aucune nouvelle candidature d’administrateur ne pourra être ajoutée à la liste proposée à l’assemblée.
 
 
CANDIDATURE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION
 Renc’Art au Méliès
 
Nom :
 
Prénom :
 
Adresse :
 
Carte adhèrent N°:
Je souhaite être candidat(e) au conseil d’administration de l’association  Renc’Art au Méliès
Date et signature : 
 
Merci de nous faire parvenir votre acte de candidature avant le 5 mars 2014.
(35 avenue de la Résistance, MONTREUIL 93100)
 
 
 
 



 
 
 

assemblée générale ordinaire 2014

POUVOIR

à présenter à l’entrée
 
Nom : Prénom :
Adresse :
Carte adhèrent N°
Donne pouvoir à
Nom : Prénom :
Adresse :
Carte adhèrent N° Date et signature :
Deux pouvoirs par adhérent-e sont admis. Pour les détenteurs de pouvoirs, se munir de la carte d’adhésion des mandants



 
 
 
 
 

Montreuil : préavis de grève au cinéma Méliès

 
Reniant sa parole, Dominique Voynet fait le forcing pour que le cinéma municipal d'art et d'essai de Montreuil (93), le Méliès, passe sous la coupe de la Communauté d'agglomération (Est ensemble) avant les élections municipales (où elle ne se représente pas). Les personnels concernés viennent de déposer un préavis de grève pour le 31 janvier.
 
« Aujourd'hui, écrit la CGT de la ville à la maire de Montreuil,vous décidez de transférer les agents [du Méliès] à la CAEE[Communauté d'agglomération Est ensemble] en toute hâte sans tenir compte ni de vos engagements d'un transfert à la livraison du nouveau six salles [prévues fin 2014], ni de l'état de“délabrement” de l'ensemble des agents, toutes missions confondues. » (1)
Dominique Voynet avance à présent l'échéance du 1er mars. Si c'était le cas, l'équipe municipale issue des élections arriverait aux commandes... dépossédée de son pouvoir sur les personnels du Méliès. Une grossière manœuvre de dernière minute, la majorité de candidats s'étant déclarée favorable à la réintégration des personnels injustement sanctionnés par Dominique Voynet !
Après avoir jeté l'éponge, celle-ci déclarait : « Je me prive du plaisir d’inaugurer. Mais je ne me prive pas de la responsabilité de consolider les projets que j’ai lancés pour les rendre irréversibles. » 
Après un an de lutte, dont 48 jours de grève, l'équipe du Méliès reste combative, résistante au harcèlement de sa hiérarchie, plus que jamais solidaire de ses collègues écartés par la municipalité, .
 À suivre...
 
(2) Lien vers l'association montreuilloise Renc'art au Méliès :http://rencartaumelies.blogspot.fr/
 ARTICLES PRÉCÉDENTS SUR LE MÉLIÈS
 

dimanche 29 décembre 2013

MESSAGE AU PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION EST ENSEMBLE


Adresses où envoyer le texte ci-dessous
 
 
Gérard Cosme
Président de la Communauté d’Agglomération Est Ensemble
 
Monsieur le Président
Comme vous le savez le cinéma Le Méliès, qui est sous votre responsabilité depuis le 1er janvier 2012, va mal : chute de la fréquentation, perte énorme de recettes, frustration des spectateurs, souffrance du personnel, dégradation de la salle… Et les travaux du nouveau Méliès viennent seulement de commencer, avec une nouvelle année de retard.
L'éclatement de l'équipe, le licenciement de Stéphane Goudet, le non renouvellement de contrat d'une programmatrice, la mutation autoritaire de la programmatrice jeune public et de la comptable ne sont pas pour rien dans ce désastre.
Les graves accusations portées par l’équipe municipale sortante se sont révélées sans fondement. Est Ensemble, censé être victime d’un « détournement de fonds » imaginaire, a refusé de s’associer à la plainte déposée par la municipalité. C’est tout à votre honneur mais il serait temps aujourd’hui de tirer les conséquences de l’effondrement des accusations.
A trois mois des élections municipales, toutes les têtes de liste connues à ce jour se sont déclaré favorables à la réintégration de l’équipe qui avait construit le rayonnement exceptionnel du Méliès. La plupart se sont prononcées en faveur du retour à la Ville de cet équipement emblématique de Montreuil. Vous avez pourtant annoncé au personnel du cinéma, que vous avez rencontré le 19 décembre [est-ce le 19 ? ou le 18?] , qu’il serait transféré à l’agglomération d’ici quelques jours.
Le même jour le Parlement adoptait définitivement la loi instituant la Métropole du Grand Paris. Cette loi, qui prévoit la suppression des intercommunalités, entraîne la disparition d’Est Ensemble dans deux ans et le transfert du Méliès à la Métropole, sauf si Est Ensemble accepte de rendre cet équipement à la ville de Montreuil dès 2014.
Pourquoi ce transfert précipité, alors que la municipalité avait affirmé qu’il n’aurait lieu qu’après l'inauguration du six salles ? Pourquoi cette intransigeance affichée devant le personnel et cette volonté de mettre la prochaine municipalité devant le fait accompli ?
Cela nous paraît inexplicable ! Et inacceptable !
C’est pourquoi nous exigeons que le transfert du personnel soit différé et que soit laissée ouverte la possibilité que le cinéma soit rendu à la ville de Montreuil. Nous demandons que le Conseil Communautaire en débatte d’urgence.
Est-il besoin d’ajouter que vous vous honoreriez si vous mettiez fin dès maintenant aux sanctions injustes infligées à plusieurs membres du personnel, avec les conséquences que chacun peut constater aujourd’hui ? Nous vous le demandons expressément.
Nous vous prions d'accepter, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.
 
 

POUR BIEN COMPRENDRE LA SITUATION


La chronologie d'une année d'actions Une année de lutte
Le Méliès a été transféré à l’agglomération au 1er janvier 2012. Le personnel du Méliès continue ses tâches au cinéma tout en restant salarié par Montreuil, qui le met à disposition d’Est Ensemble. Les feuilles de paie sont établies par Montreuil. Est Ensemble rembourse la Ville. Toutes les recettes vont à Est Ensemble, toutes les dépenses sont supportées par Est Ensemble.
Ainsi Est Ensemble a subi un énorme préjudice financier (plus de 100 00 euros) du fait de la crise du Méliès déclenchée par la municipalité de Montreuil qui a purement et simplement inventé des « détournements de fonds ». Ces accusations sont aujourd’hui complètement dégonflées, mais le personnel licencié, dont le contrat n'a pas été renouvelé ou muté n’a pas été réintégré et le cinéma fonctionne très mal.
La mise à disposition du personnel depuis 2012 est censée être provisoire. Il faut en effet respecter une procédure assez longue et complexe pour que chaque salarié change d’employeur en tenant compte des particularités propres à chaque collectivité (primes diverses, COS etc.). Mais, à terme, le transfert d’un équipement public entraîne nécessairement celui de son personnel.
Il faut toutefois tenir compte de deux éléments nouveaux pour différer le transfert même s'il est aujourd’hui possible techniquement.
1. La disparition d’Est Ensemble
Le Parlement vient d’adopter définitivement la loi créant la Métropole du Grand Paris. Cette métropole va récupérer toutesles compétences des communautés d’agglomération, qui seront purement et simplement supprimées fin 2015, dans deux ans. Tous les équipements que Montreuil a transférés à Est Ensemble (le Méliès mais aussi les bibliothèques, le conservatoire, les parcs, les équipements sportifs) partiront à la métropole (124 communes, 6,7 millions d’habitants, des dizaines de milliers de fonctionnaires…).
Ainsi le personnel du Méliès ne resterait que deux ans à Est Ensemble et subirait un nouveau transfert en 2015…
2. Les élections municipales
Le démantèlement de la remarquable équipe du Méliès a été particulièrement mal vécu par les Montreuillois attachés au cinéma, indépendamment de leur opinions politiques. Aussi l’avenir du cinéma constitue un des enjeux des prochaines élections :
- Faut-il réintégrer l’équipe pour que le Méliès retrouve son rayonnement ?
- Doit-on laisser partir le Méliès à la Métropole ou en faire un des piliers de l’action culturelle de la ville ?
Plusieurs candidat(e)s ont publiquement déclaré leur volonté de réintégrer l’équipe et de récupérer le Méliès. Il semble qu’Est Ensemble ait la volonté de mettre les nouveaux élus devant le fait accompli : le transfert du personnel rendrait très difficile le retour de l’équipement à Montreuil et la réintégration de l’équipe.
Pourquoi s’adresser à Gérard Cosme ?
En tant que Président d'Est Ensemble c’est lui qui détient le pouvoir au Méliès. C’est lui qui est venu annoncer en personne au personnel qu’il allait être transféré sans délai. C’est lui qui a couvert le démantèlement de l’équipe. Depuis le 1er janvier 2012 c’est lui le patron du Méliès. C’est Est Ensemble qui a modifié les tarifs. C’est sous ses ordres que la hiérarchie de Montreuil (DGS, DGA etc.) a licencié Stéphane Goudet. Il est clair que c’est à la demande de Dominique Voynet. Mais il avait le pouvoir de refuser.
Aujourd’hui il peut reporter le transfert du personnel. Et il pourrait réintégrer l’équipe. C’est pourquoi c’est à lui qu’il faut s’adresser.
Pourquoi s’adresser à Razzy Hammadi député
Il est malheureusement clair que Gérard Cosme se soucie plus de ses bonnes relations avec la maire de Montreuil que de l’avenir du Méliès. Il a jusqu’à présent méprisé les demandes qui lui ont été adressées, en dépit du large soutien qu’elles ont reçues et il a refusé de prendre ses responsabilités.
Le député a manifesté clairement, à de nombreuses reprises, son soutien à l’équipe. Il s’est exprimé en faveur du retour du Méliès à la ville de Montreuil.
Socialiste comme Gérard Cosme, qui mieux que lui peut convaincre ses amis socialistes, qui dirigent Est Ensemble, d’adopter une attitude plus constructive en faveur du Méliès ? En tant que député de Montreuil et de Bagnolet, en tant que« poulain » de Claude Bartolone, il a un poids certain. Il pourra relayer nos demandes, et montrer ainsi que son soutien est réel.
 

mercredi 25 décembre 2013

TRANSFERT DU PERSONNEL À EST ENSEMBLE - DES POLITIQUES S' ENGAGENT


 

Publié sur 17 déc 2013

 

Nouveau coup de force d’Est Ensemble contre le personnel du Méliès

Depuis une dizaine de jours la rumeur court que  l’équipe du cinéma Méliès sera transférée à la communauté d’agglomération Est Ensembledès le 1er janvier 2014. Pourtant, suite à une question de Jean-Pierre Brard au Conseil Municipal, Madame la Maire avait déclaré que ce transfert ne serait effectif que lorsque le nouveau cinéma sera ouvert, c’est-à-dire longtemps après les élections municipales.
Pourquoi cette précipitation soudaine ? Depuis l’annonce officielle de Ma Ville j’y Crois de réintégrer, en cas de victoire en mars 2014, l’ensemble de l’équipe injustement écartée, Est Ensemble et la municipalité tentent de nous empêcher de retirer la gestion du cinéma à la communauté d’agglomération pour la redonner à la ville de Montreuil. Le cinéma a été transféré début 2012 sans la moindre concertation avec les Montreuillois, ni avec le Conseil du Cinéma et encore moins avec le personnel concerné. Tout est fait pour verrouiller une situation délétère.
En effet, il faut bien comprendre que derrière ces jeux de transferts et de changement de tutelle, il y a une équipe qui souffre. Voilà maintenant plus d’un an que chaque semaine apporte à ces personnes son lot d’attaques iniques, de pressions, de persécutions.
Le patron du Méliès c’est, depuis 2012, Gérard Cosme, président d’Est Ensemble. La hiérarchie (la Directrice Générale des services et ses subordonnés) sont placés sous ses ordres pour ce qui concerne le cinéma. Pour ménager les verts, avec qui ils sont alliés, les élus socialistes d’Est Ensemble ont été complices du démantèlement de l’équipe.
Pire, Razzy Hammadi, qui prétendait soutenir l’équipe  il y a quelques semaines encore, annonce aujourd’hui que la communauté d’agglomération va dans le bon sens, et qu’il faut même aller plus loin. Ainsi vient-il de voter l’article 12 de la loi instituant Paris Métropole. Cet article prévoit la dissolution d’Est Ensemble d’ici fin 2015 et le transfert de toutes ses compétences à la Métropole du Grand Paris (6,7 millions d’habitants), accélérant l’éloignement à l’infini de nos équipements et des centres de décisions.
La métropole (et elle seule) pourrait décider plus tard (en 2017 ou 2018) de rendre le Méliès à Montreuil. Ainsi le personnel, déjà fatigué des luttes actuelles, changerait trois fois de statut en trois ans !
Ma Ville J’y Crois exige que ces projets de transfert soient stoppés jusqu’aux élections municipales et que le personnel et tous les intéressés soient réellement consultés sur cette question.
Ma Ville j’y Crois réaffirme sa détermination à réintégrer l’équipe évincée par la municipalité verte et avec la complicité des socialistes d’Est Ensemble.

 
 
 
Monsieur Gérard COSME,
Président de la Communauté d'agglomération
"EST ENSEMBLE"
Hôtel Communautaire
100 rue Gaston Roussel
93130 ROMAINVILLE
 
 
 
Montreuil, le 19 décembre 2013
 
Monsieur Le Président,
Le mercredi 18 décembre vous avez rencontré les salariés du cinéma Georges Méliès, dans le cadre de leur transfert à la communauté d’agglomération Est-Ensemble.
 
Vous avez pu constater durant cette rencontre leur souffrance, leurs inquiétudes, le  climat d’insécurité sociale, dans lequel ils assurent leur mission de service à la population en matière de culture, en donnant le meilleur d’eux-mêmes.
 
Vous avez sans doute pris connaissance de la déclaration des organisations syndicales ou encore des diverses déclarations politiques qui montrent que ce transfert loin de résoudre les problèmes aujourd'hui, les aggraveraient encore plus.
 
Chacun des protagonistes, salariés, habitants, syndicats, associatifs, politiques, restent inébranlablement attachés à pérenniser et à développer le projet du cinéma, sa programmation, et bien sûr l'intégrité de l'équipe du Méliès.
 
Les citoyen-nes sont bientôt appellés aux urnes : le suffrage universel direct rendra bientôt son verdict et celui-ci s'imposera à tous. Il me semble qu'il serait de bonne politique de reporter toute décision après la tenue du scrutin. Rien de presse : les travaux de la structure même du Méliès puissent se poursuivent, nous ne connaissons toujours pas l’échéance et de livraison de l’équipement, ni même la date d’ouverture.
 
C’est pourquoi, nous vous demandons de surseoir au transfert du personnel, et vous demandons de nous recevoir afin que nous puissions discuter de vive voix, dans l’intérêt du cinéma, de ses salariés, des usagers, des habitants de Montreuil, tous attachés à ce que le Méliès puisse fonctionner dans les conditions qui ont prévalu par le passé.
 
Dans l’attente de votre réponse et vous remerciant de toute l’attention que vous porterez à cette demande,
 
Veuillez agréer, Monsieur Le Président, l’assurance de notre considération distinguée.
 
 
Patrice BESSAC, Conseiller régional d’Ile de France, tête de liste Front de Gauche « Montreuil Avenir » ; Djénéba KEITA, conseillère régionale ; Bélaïde BEDREDINE et Jean-Charles NEGRE Conseillers Généraux ; Dominique ATTIA, Stéphane BELTRAN, Murielle BENSAID et Jean-Jacques SEREY, Conseillers municipaux PCF / FASE ; Juliette PRADOS, Conseillère municipale Parti de Gauche ; Alexie LORCA, conseillère municipale socialiste
 
 
Copie : 
 
- Catherine Peyge, Vice Présidente au Personnel de la CAEE
- Syndicat CGT des Territoriaux de Montreuil
 
 
 
 
 
 
 

L’heure n’est pas au transfert de l’équipe du Méliès à Est-Ensemble

L’heure n’est pas au transfert de l’équipe du Méliès à Est-Ensemble
La situation actuelle du Méliès relève d’un triste scénario : non seulement l’équipe a été mise à mal et est en souffrance, mais c’est aussi le projet culturel du cinéma municipal dont la qualité a fait la renommée qui est aujourd’hui entamé et qu’il faudra reconstruire.
Du temps sera nécessaire pour y parvenir et il faudra déployer une ambition culturelle réaffirmée pour redonner confiance aux différents protagonistes et réussir le pari du plus grand complexe public multisalles arts et essai de France proposant à tous ses publics une offre de qualité couvrant l’histoire du cinéma.
Fait essentiel, cette offre participe, avec tous ses labels, à la défense du cinéma d’auteur indispensable à l’émergence et la vie de nombreux réalisateurs. Ainsi le Méliès affiche et défend avec fierté une certaine exception culturelle française qui honore notre pays et permet une expression artistique enviée à l’étranger.
Au Conseil municipal, mon groupe a toujours montré son attachement aux enjeux profonds de ce dossier, qui dépassent de loin la simple, longue et belle histoire montreuilloise avec le cinéma.
Dominique Voynet n’a cessé de dire publiquement que le personnel du Méliès ne serait transféré qu’après le déménagement dans les nouveaux locaux du cinéma. Or, nous apprenons qu’Est-Ensemble semble décidé à changer la date du transfert du personnel sur l’intercommunalité. Cela serait une mauvaise décision. En effet, si le transfert du Méliès à Est Ensemble peut être une bonne chose – nous l’avons soutenu dans un esprit communautaire parce que la mutualisation des moyens est toujours un avantage, il faut toujours viser l’essentiel :porter un projet riche pour le cinéma et ses publics. Or, aujourd’hui le ressort est cassé.
En effet, nous n’avons à cette heure qu’une certitude : la maire qui a fortement contribué à crisper la situation sur le dossier du Méliès ne sera plus aux responsabilités en avril 2014. Tous les candidats aux prochaines municipales se sont opposés à la gestion actuelle du Méliès. La nouvelle majorité de Montreuil aura à mettre en œuvre un projet sur un équipement culturel important et symbolique de son territoire. Elle doit pouvoir le faire.
C’est pourquoi nous continuerons à mettre toute notre énergie pour convaincre de reporter la date du transfert.
Avec les membres de mon groupe, j’ai indéfectiblement contesté les attaques infondées de la maire et défendu l’équipe dont nous souhaitons, quelles que soient les configurations d’attachement du Méliès aux collectivités territoriales, qu’elle puisse faire valoir ses grandes qualités dans le cadre d’un projet qui méritera un nouveau départ.
L’enjeu est majeur pour les spectateurs comme pour la grande famille du cinéma puisqu’il s’agira de faire vivre une salle d’une exceptionnelle qualité élargissant les possibilités de rencontres avec des publics eux-mêmes plus divers. A nos yeux rien ne doit venir freiner cette ambition.

Mouna Viprey



 Mesdames, Messieurs,
L'avenir du Méliès nous concerne tous. Au delà même des frontières de notre ville, son rayonnement et sa renommée ne rendent que plus visible encore la crise qu'il traverse.
Nous nous sommes exprimés sur sa situation à plusieurs reprises et ce, dès les premiers jours.
Lorsqu'il s'est agit de dénoncer et de s'engager contre les mesures prises vis-à-vis d'un personnel accusé des plus graves dysfonctionnements, nous avons publiquement pris position. Lorsqu’il s’est révélé que la calomnie était, de façon répétée, le principal mode de démonstration et d'affirmation de leur nécessaire mise à l'écart, nous nous sommes clairement déclarés en faveur de leur réintégration. Que ce soit en direction d'Est Ensemble ou bien encore des  différentes autorités de tutelle ou de régulation, en passant par les medias, par lesquels nous nous sommes exprimés à ce sujet, nous avons invariablement défendu le Méliès, ses usagers et son personnel.
 Alors que la convention dérogatoire entre la ville de Montreuil et Est Ensemble arrive à son terme, lors de la rencontre organisée par Renc'Art, il y a quelques semaines, puis lors du meeting de lancement de campagne de Razzy Hammadi pour les municipales, le 19 décembre, ce dernier a rappelé très clairement notre position : "s’il devait y avoir un transfert avant les municipales, celui-ci ne pourrait intervenir qu'avec l'accord des agents concernés. Cette condition n'étant, à ce jour, semble-t-il pas atteinte, il est donc préférable de repousser ce transfert et d'attendre les élections municipales." 
 Cette position est connue, publique et relayée. 
 D'autre part, parce que nous restons comme vous attachés à notre cinéma, et plus que jamais convaincus du rôle majeur que devra jouer le futur Méliès, son personnel et ses usagers dans le cadre d'une politique culturelle ambitieuse pour notre territoire, il est important de rappeler les éléments suivants, afin d'éviter toute démagogie et toute instrumentalisation électorale d'un combat, celui de la défense du Méliès, qui aura sû rassembler au-delà des sensibilités et des chapelles : 
  • Le personnel est resté sous gestion municipale dans le cadre d'une mise à disposition dérogatoire et conventionnelle
  • Le 13 décembre 2011, c'est à l'unanimité (tout groupe politique confondu) et dans le cadre de la délibération de définition de l'intérêt communautaire qu'a été prise la décision de transfert des 7 cinémas publics du territoire d'Est Ensemble. 
  • Le projet de construction du nouveau Méliès a été déclaré d'intérêt communautaire.
Confiants dans l'attachement que le Président d’Est Ensemble Gérard Cosme porte au dialogue social, et convaincus de la nécessité d'un projet de territoire pour nos cinémas qui se veulent à la fois populaires et d'excellences, nous saurons être à la hauteur de l'attente des usagers et des personnels.
Razzy Hammadi, Député
Frédéric Molossi, Conseiller général
Tania Assouline, Conseillère régionale
 

mercredi 18 décembre 2013

dimanche 15 décembre 2013

PLUS DE 100 PARTICIPANTS POUR CE MÉLIÈS ÉPHÉMÈRE #8

Vous avez dit Éphèmère !   comme c'est bizarre ... 
A l'entrée du cirque Aliboro


Nos soiréesprécaires, temporaires, transitoires, vont bientôt atteindre un an...Et si ce conflit se termine dans la joie (jour de victoire que nous espérons tous), peut-être en viendrons-nous , à regretter cette utopie festive, et inventive.

Une association, Renc'Art au Méliès et un collectif, le C-Ism, réunis, qui s'affairent, apprennent à se connaître, se rapprochent, puis s'éloignent, se complètent, en traversant des moments intenses. Et si  cette organisation  peut provoquer des difficultés, des tensions, elle apporte aussi de véritables moments de bonheur,  à vous voir tous, spectateurs, fidèles soutiens, dans ce partage.
 
 
Décidément, en ce 14 Décembre, frigorifiés une fois de plus, forains d'un jour,nous avons tous montrés combien nous étions attachés à ce combat que nous ne lâcherons pas.
 
 

 

Robert Guédiguian était bien là, et avec lui, Bernard Sasia, Clémentine Yelnik et Stéphane Goudet

 
 

 
 
 

 

 
 
 
 
 
des moments festifs et chaleureux

 

jeudi 12 décembre 2013

LES MOMENTS FORTS DE LA LUTTE


 

1 an d'actions

 
 
Il y a un an, jour pour jour, Renc'Art au Méliès lançait une pétition sur le net, pour défendre le Méliès de Montreuil, cinéma municipal,qui était attaqué de plein fouet par l'actuelle majorité municipale.
Nous continuerons à nous battre pour faire exister le projet culturel du futur six salles affirmions-nous dans cette pétition
Au 12 décembre 2013, oui le combat continue pour le projet culturel du futur Méliès, et la réintégration des membres de l'équipe qui se sont vus évincés du cinéma entre temps.
 
LES MOMENTS FORTS DE LA LUTTE
 
Décembre 2012
Le 3
Marie programmatrice jeune public et Maud comptable sont suspendues de leurs fonctions
 
Le 5
Stéphane directeur est suspendu de ses fonctions
 
Le 6
Renc'Art au Méliès fête ses 10 ans au Studio Berthelot. C'est à cette occasion, que les adhérents apprennent avec stupeur que Dominique Voynet porte plainte pour détournement de fonds publics au Méliès
premier tract de la CGT pour la défense de l'équipe « actuellement au Méliès, les Dents de la Mer »
 
Le 10
élaboration d'un tract par renc'Art pour démentir le « détournement de fonds » et création du bloghttp://rencartaumelies.blogspot.fr/
 
Le 14
Rencontre avec Michel Leclerc à propos de son film Télé Gaucho dans un café non loin du méliès
C'est la naissance des débats hors les murs (préfiguration des méliès éphémères)
 
Le 18
programmé dans le cadre des « 10 ans de Renc'Art »
 
Le 20
 
Le 21
 
Le Parisien (6/12) – le Parisien (7/12) – Le Parisien (13/12) - Le parisien (19/12) – Le Parisien (21/12) - politis (20/12) – le parisien (24/12)
 
Janvier 2013
 
Le 1er
 
Le 9
Laurent Cantet réalisateur du film « Fox fire, confessions d'un gang de filles » en soutien à l'équipe attaquée, refuse de débattre au cinéma (débat hors les murs)
 
Le 11
 
Le 16
Conférence de presse à la Parole Errante
CGT vidéos 2
 
 
le 19
Début de la grève de l'équipe du Méliès elle durera 46 jours (du jamais vu dans la profession)
 
Le 23
 
Le 24
L'équipe malmenée du Méliès créé un blog
 
Le 31
 
 
La presse
Le parisien (8/1) - France Culture (1/1) - Télérama (14/1) - Le site des critiques de films - Télérama (16/1) – L'Humanité (18/1) - Libération(19/1) – Le parisien (20/1) )- Le monde (21/1) – Politis (21/2) - Le cri du peuple (22/1) – L'humanité (22/1)
 
 
Février 2013
Renc'Art disparaît des pages du programme du Méliès
 
Le 3
Ce Concert de soutien organisé par l'équipe est annulé le jour même
(on se doute des pressions sur la salle Le Chinois)
repli à la bourse du travail en photos
 
Le 4
Dans le cadre d'une soirée sur Invitations, envoyées par la Ville de Montreuil,
et après la projection du film
Planète Océan
Dominique Voynet et Yann Arthus-Bertrand
débattront.
 
Le 5
 
Le 7
 
Le 8
 
Le 9
Non, Dominique Voynet n'est pas le chevalier blanc !
 
Le 10
Lancement des Méliès Éphémères
avec la projection du film (G)Rêve Général(e) de Mattieu Chattelier et Danièla De Felice
 
Le 14
appel de soutien des cinéastes Sólveig Anspach, Dominique Cabrera, Robert Guédiguian et Dominik Moll Cinéastes, membres du conseil du cinéma Méliès
Premiers signataires : Mathieu Amalric, Bertrand Bonello, Laurent Cantet,
Jean-Louis Comolli, Arnaud Desplechin, Valérie Donzelli, Pascale Ferran,
Agnès Jaoui, Gilles Marchand, Gérard Mordillat, Nicolas Philibert, Bruno
Podalydès, Mariana Otero, Chantal Richard, Bertrand Tavernier, Jean-Pierre
Thorn.
 
Le 16
Parution du MÉLIÉSEZ VOUS
petit guide pratique pour tous ceux qui veulent enfin comprendre la crise que traverse le Méliès
édité par le CCM
 
Le 17
 
Le 19
 
Le 21
Après étude des dossiers et du fameux rapport d'enquête, la communauté d'agglomération Est Ensemble, futur gestionnaire du cinéma, confirme qu'elle ne se joindra pas à la plainte de la ville de Montreuil contre l'équipe du Méliès !
 
Le 23
Stéphane Directeur du Méliès est licencié sans préavis ni indemnité
Deux mutations Marie et Maud, un CDD non renouvelé Bénédite, un autre CDD Cédric généreusement repoussé de six mois afin que l'intéressé « démontre sa capacité à servir »...
Tract de la CGT – Obéis !
 
Le 24
De 18h à 20h : Échanges et prises de parole des quatre services municipaux en grève (Le Méliès, Accueil Prestations à l’Enfant, État Civil, Affaires Générales).
20h : Projection de "Ça ne peut pas continuer comme ça !" de Dominique Cabrera, suivie d’un débat avec la réalisatrice.
Création d'un groupe de spectateurs indépendants pour la défense du Méliès (futur C-ISM)
 
Le 26
 
Le 27
La Société des Réalisateurs de Films : Soutien au cinéma le Méliès de Montreuil
 
Le 28
Renc'Art organise son assemblée générale qui soutient la lutte de l'équipe
 
 
La presse
France Culture (2/2) – Les Cahiers du Cinéma (Fév 2013) - L'Humanité (22/2) – l'Humanité.fr (6/2) - Le Parisien (9/2) - Le Parisien (12/2) - Culture Box (14/2) - Le Monde (15/2) - TVM (16/2) - Le Figaro (18/2) - Le Cri du Peuple (21/2) – France Culture (19/2) - L'Humanité (22/2) - Médiapart (22/2) - Médiapart (24/2) - L' Humanité.fr (26/2)
 
 
 
Mars 2013
 
Le 4
Des élus solidaires
 
Le 6
 
Le 7
création du blog du C-ISM
 
Le 8
Le Méliès rouvre ses portes, la grève se termine, mais le conflit reste entier
Publication Renc'Art : À propos de la réouverture
 
Le 9
 
le 12
 
le 16
 
le 18
 
 
le 28
 
 
La presse
L'humanité.fr (1/3) - Marianne (2/3) – L'humanité.fr (4/3) – Le parisien (8/3) – Le parisien (9/3) – FR3(9/3) – Le canard enchaine (13/3) – France Culture(13/3) – Marianne (15/3) – Médiapart (16/3) – TV5 Monde – AF(P (18/3) – L'humanité (18/3) - Le Parisien (18/3) - Écran noir (21/3) - Les Inrockuptibles(26/3)
 
AVRIL 2013
 
Le 2
 
Le 3
PROJECTION de
SOUFFRE Paméla Varéla
et de La Saga des Conti, de Jérôme Palteau
à L’Espace 1789 (Saint-Ouen)
en présence des réalisateurs et de militants syndicaux
 
Le 4
 
Le 12
je soutiens le combat du méliès contre la décision imbécile et détestable de dominique voynet
Play Time de Tati à l'Arlequin
Quand l’une des salles art et essai indépendantes les plus emblématiques de Paris (qui fut la propriété de Jacques Tati) soutient l’apport cinéphilique d’une des salles les plus dynamiques de banlieue, fragilisée par sa municipalité.
 
Le 18
Renc'Art décide de réinvestir le Méliès, en appelant ses adhérents à venir voir ensemble le film
de Jérôme Bonnel – Le temps de l'aventure- et pour conclure la soirée ...
débat avec PASCAL LAGRIFFOUL, Directeur de la Photographie du Film
Info de dernière minute :
Sur invitation de la nouvelle directrice du cinéma, le "pot" se fera à l'extérieur. 
Les spectateurs de Renc'Art sont les "bienvenus" dans la salle, 
mais ni les débats, ni les pots initiés par les membres de l'Association.
 
Le Collectif Indépendant des Spectateurs du Méliès, soutient notre action du 18 Avril, et invite les spectateurs à venir en nombre sur 2 autres séances
 
 
La presse
France Info (12/4) - Cahiers du Cinéma (13/4) - Médiapart (16/4) - Le parisien (17/4) – Le Canard Enchainé (17/4) - France Culture (18/4) -Le Film Français (22/4) - France Inter (25/4) - Le parisien (29/4) -
 
 
Mai 2013
 
le 4
Deuxième édition enrichie du MÉLIÉSEZ VOUS
 à la Parole Errante à Montreuil *projection de "LE GRAND RETOURNEMENT" de Gérard Mordillat avec Jacques Weber, Francois Morel, Edouard Baer suivi d'un dialogue entre Mordillat et Stéphane Goudet
Le 7
 
Le 6
 
Le 14
à l'invitation du Collectif Indépendant des spectateurs du Méliès, une assemblée générale improvisée s'est tenue dans la salle 1.
Projection "impossible" pour des raisons techniques du film "Entrée du personnel" - Manuela Frésil prend le micro
 
Le 16
 
 
La presse
L'humanité.fr (21/5) L'humanité.fr (22/5) L'humanité.fr (23/5) - L'humanité.fr (24/5) –
 
 
 
Juin 2013
 
Le 6
 
Le 8
manifestation suivie d'un débat autour du projet culturel du Méliès, et de l'avenir du cinéma en France
Méliès éphémère #6 Au Nouveau Latina
Ciné-Karaoké Michael Jackson
This is it de Kenny Ortega
(Aouw !)
 
Le 12
Communiqué du Collectif indépendant des spectateurs du Méliès – Eloge de la vertu et de l’intérêt général ?
 
Le 17
Lettre ouverte du C-ism (Collectif indépendant des spectateurs du Méliès) à Madame Voynet, maire de Montreuil
 
Le 24
 
Le 26
 
 
La presse
Médiapart (9/6) - TVM Est Vidéo (15/6) – Télérama.fr (25/6) -
 
 
Juillet 2013
 
Le 7
Rendez-nous l'équipe du Méliès
 
 
Septembre 2013
 
Le 18
Renc'Art RENCONTRES AVEC LA VILLE
 
 
Octobre
Le 9
Renc'Art RENCONTRES AVEC LA VILLE
 
Le 23
Renc'Art invite ses adhérents à la projection du dernier film de Dominique CABRERA
«  GRANDIR »
Rencontre avec Dominique CABRERA après la projection de son film
 
 
La presse
Regards.fr (4/10)
 
Novembre 2013
 
Le 1er
Actuellement au Méliès 7 mois ferme
 
Le 5
LES JOURS HEUREUX de Gilles Perret suivi d'une rencontre animée par Stéphane Goudet avec Gilles Perret, Léon Landini, résistant FTP-MOI, Serge Le Glaunec (CGT) et de nombreux salariés en lutte
 
Le 30
Avenir d’un cinéma municipal  et de son personnel dans la construction du Grand Paris.
À la conquête d’un nouveau public pour le futur 6 salles.
Pour la diffusion du cinéma  indépendant :
Place et rôle d’un cinéma municipal Art et Essai, lieu de débat et de création.
 
Fin novembre, Dominique Voynet, après ce grand gâchis, décide de ne pas se représenter aux élections municipales.
Décembre 2013
 
Le 9
Renc'Art RENCONTRES AVEC LA VILLE
LETTRE DE Emmanuel CUFFINI
 
Le 14
au cirque ALIBORO
20h Projection du film Robert Sans Robert de Bernard Sasia et ClémentineYelnik
Documentaire 2013 de 1h30 Guediguian raconté par son chef monteur
projection suivie d’une Rencontre avec Robert Guédiguian
Soirée Festive
 
 
 
 
 


dimanche 29 décembre 2013

MESSAGE AU PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION EST ENSEMBLE


Adresses où envoyer le texte ci-dessous
 
 
Gérard Cosme
Président de la Communauté d’Agglomération Est Ensemble
 
Monsieur le Président
Comme vous le savez le cinéma Le Méliès, qui est sous votre responsabilité depuis le 1er janvier 2012, va mal : chute de la fréquentation, perte énorme de recettes, frustration des spectateurs, souffrance du personnel, dégradation de la salle… Et les travaux du nouveau Méliès viennent seulement de commencer, avec une nouvelle année de retard.
L'éclatement de l'équipe, le licenciement de Stéphane Goudet, le non renouvellement de contrat d'une programmatrice, la mutation autoritaire de la programmatrice jeune public et de la comptable ne sont pas pour rien dans ce désastre.
Les graves accusations portées par l’équipe municipale sortante se sont révélées sans fondement. Est Ensemble, censé être victime d’un « détournement de fonds » imaginaire, a refusé de s’associer à la plainte déposée par la municipalité. C’est tout à votre honneur mais il serait temps aujourd’hui de tirer les conséquences de l’effondrement des accusations.
A trois mois des élections municipales, toutes les têtes de liste connues à ce jour se sont déclaré favorables à la réintégration de l’équipe qui avait construit le rayonnement exceptionnel du Méliès. La plupart se sont prononcées en faveur du retour à la Ville de cet équipement emblématique de Montreuil. Vous avez pourtant annoncé au personnel du cinéma, que vous avez rencontré le 19 décembre [est-ce le 19 ? ou le 18?] , qu’il serait transféré à l’agglomération d’ici quelques jours.
Le même jour le Parlement adoptait définitivement la loi instituant la Métropole du Grand Paris. Cette loi, qui prévoit la suppression des intercommunalités, entraîne la disparition d’Est Ensemble dans deux ans et le transfert du Méliès à la Métropole, sauf si Est Ensemble accepte de rendre cet équipement à la ville de Montreuil dès 2014.
Pourquoi ce transfert précipité, alors que la municipalité avait affirmé qu’il n’aurait lieu qu’après l'inauguration du six salles ? Pourquoi cette intransigeance affichée devant le personnel et cette volonté de mettre la prochaine municipalité devant le fait accompli ?
Cela nous paraît inexplicable ! Et inacceptable !
C’est pourquoi nous exigeons que le transfert du personnel soit différé et que soit laissée ouverte la possibilité que le cinéma soit rendu à la ville de Montreuil. Nous demandons que le Conseil Communautaire en débatte d’urgence.
Est-il besoin d’ajouter que vous vous honoreriez si vous mettiez fin dès maintenant aux sanctions injustes infligées à plusieurs membres du personnel, avec les conséquences que chacun peut constater aujourd’hui ? Nous vous le demandons expressément.
Nous vous prions d'accepter, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.
 
 

POUR BIEN COMPRENDRE LA SITUATION


La chronologie d'une année d'actions Une année de lutte
Le Méliès a été transféré à l’agglomération au 1er janvier 2012. Le personnel du Méliès continue ses tâches au cinéma tout en restant salarié par Montreuil, qui le met à disposition d’Est Ensemble. Les feuilles de paie sont établies par Montreuil. Est Ensemble rembourse la Ville. Toutes les recettes vont à Est Ensemble, toutes les dépenses sont supportées par Est Ensemble.
Ainsi Est Ensemble a subi un énorme préjudice financier (plus de 100 00 euros) du fait de la crise du Méliès déclenchée par la municipalité de Montreuil qui a purement et simplement inventé des « détournements de fonds ». Ces accusations sont aujourd’hui complètement dégonflées, mais le personnel licencié, dont le contrat n'a pas été renouvelé ou muté n’a pas été réintégré et le cinéma fonctionne très mal.
La mise à disposition du personnel depuis 2012 est censée être provisoire. Il faut en effet respecter une procédure assez longue et complexe pour que chaque salarié change d’employeur en tenant compte des particularités propres à chaque collectivité (primes diverses, COS etc.). Mais, à terme, le transfert d’un équipement public entraîne nécessairement celui de son personnel.
Il faut toutefois tenir compte de deux éléments nouveaux pour différer le transfert même s'il est aujourd’hui possible techniquement.
1. La disparition d’Est Ensemble
Le Parlement vient d’adopter définitivement la loi créant la Métropole du Grand Paris. Cette métropole va récupérer toutesles compétences des communautés d’agglomération, qui seront purement et simplement supprimées fin 2015, dans deux ans. Tous les équipements que Montreuil a transférés à Est Ensemble (le Méliès mais aussi les bibliothèques, le conservatoire, les parcs, les équipements sportifs) partiront à la métropole (124 communes, 6,7 millions d’habitants, des dizaines de milliers de fonctionnaires…).
Ainsi le personnel du Méliès ne resterait que deux ans à Est Ensemble et subirait un nouveau transfert en 2015…
2. Les élections municipales
Le démantèlement de la remarquable équipe du Méliès a été particulièrement mal vécu par les Montreuillois attachés au cinéma, indépendamment de leur opinions politiques. Aussi l’avenir du cinéma constitue un des enjeux des prochaines élections :
- Faut-il réintégrer l’équipe pour que le Méliès retrouve son rayonnement ?
- Doit-on laisser partir le Méliès à la Métropole ou en faire un des piliers de l’action culturelle de la ville ?
Plusieurs candidat(e)s ont publiquement déclaré leur volonté de réintégrer l’équipe et de récupérer le Méliès. Il semble qu’Est Ensemble ait la volonté de mettre les nouveaux élus devant le fait accompli : le transfert du personnel rendrait très difficile le retour de l’équipement à Montreuil et la réintégration de l’équipe.
Pourquoi s’adresser à Gérard Cosme ?
En tant que Président d'Est Ensemble c’est lui qui détient le pouvoir au Méliès. C’est lui qui est venu annoncer en personne au personnel qu’il allait être transféré sans délai. C’est lui qui a couvert le démantèlement de l’équipe. Depuis le 1er janvier 2012 c’est lui le patron du Méliès. C’est Est Ensemble qui a modifié les tarifs. C’est sous ses ordres que la hiérarchie de Montreuil (DGS, DGA etc.) a licencié Stéphane Goudet. Il est clair que c’est à la demande de Dominique Voynet. Mais il avait le pouvoir de refuser.
Aujourd’hui il peut reporter le transfert du personnel. Et il pourrait réintégrer l’équipe. C’est pourquoi c’est à lui qu’il faut s’adresser.
Pourquoi s’adresser à Razzy Hammadi député
Il est malheureusement clair que Gérard Cosme se soucie plus de ses bonnes relations avec la maire de Montreuil que de l’avenir du Méliès. Il a jusqu’à présent méprisé les demandes qui lui ont été adressées, en dépit du large soutien qu’elles ont reçues et il a refusé de prendre ses responsabilités.
Le député a manifesté clairement, à de nombreuses reprises, son soutien à l’équipe. Il s’est exprimé en faveur du retour du Méliès à la ville de Montreuil.
Socialiste comme Gérard Cosme, qui mieux que lui peut convaincre ses amis socialistes, qui dirigent Est Ensemble, d’adopter une attitude plus constructive en faveur du Méliès ? En tant que député de Montreuil et de Bagnolet, en tant que« poulain » de Claude Bartolone, il a un poids certain. Il pourra relayer nos demandes, et montrer ainsi que son soutien est réel.
 

mercredi 25 décembre 2013

TRANSFERT DU PERSONNEL À EST ENSEMBLE - DES POLITIQUES S' ENGAGENT


 

Publié sur 17 déc 2013

 

Nouveau coup de force d’Est Ensemble contre le personnel du Méliès

Depuis une dizaine de jours la rumeur court que  l’équipe du cinéma Méliès sera transférée à la communauté d’agglomération Est Ensembledès le 1er janvier 2014. Pourtant, suite à une question de Jean-Pierre Brard au Conseil Municipal, Madame la Maire avait déclaré que ce transfert ne serait effectif que lorsque le nouveau cinéma sera ouvert, c’est-à-dire longtemps après les élections municipales.
Pourquoi cette précipitation soudaine ? Depuis l’annonce officielle de Ma Ville j’y Crois de réintégrer, en cas de victoire en mars 2014, l’ensemble de l’équipe injustement écartée, Est Ensemble et la municipalité tentent de nous empêcher de retirer la gestion du cinéma à la communauté d’agglomération pour la redonner à la ville de Montreuil. Le cinéma a été transféré début 2012 sans la moindre concertation avec les Montreuillois, ni avec le Conseil du Cinéma et encore moins avec le personnel concerné. Tout est fait pour verrouiller une situation délétère.
En effet, il faut bien comprendre que derrière ces jeux de transferts et de changement de tutelle, il y a une équipe qui souffre. Voilà maintenant plus d’un an que chaque semaine apporte à ces personnes son lot d’attaques iniques, de pressions, de persécutions.
Le patron du Méliès c’est, depuis 2012, Gérard Cosme, président d’Est Ensemble. La hiérarchie (la Directrice Générale des services et ses subordonnés) sont placés sous ses ordres pour ce qui concerne le cinéma. Pour ménager les verts, avec qui ils sont alliés, les élus socialistes d’Est Ensemble ont été complices du démantèlement de l’équipe.
Pire, Razzy Hammadi, qui prétendait soutenir l’équipe  il y a quelques semaines encore, annonce aujourd’hui que la communauté d’agglomération va dans le bon sens, et qu’il faut même aller plus loin. Ainsi vient-il de voter l’article 12 de la loi instituant Paris Métropole. Cet article prévoit la dissolution d’Est Ensemble d’ici fin 2015 et le transfert de toutes ses compétences à la Métropole du Grand Paris (6,7 millions d’habitants), accélérant l’éloignement à l’infini de nos équipements et des centres de décisions.
La métropole (et elle seule) pourrait décider plus tard (en 2017 ou 2018) de rendre le Méliès à Montreuil. Ainsi le personnel, déjà fatigué des luttes actuelles, changerait trois fois de statut en trois ans !
Ma Ville J’y Crois exige que ces projets de transfert soient stoppés jusqu’aux élections municipales et que le personnel et tous les intéressés soient réellement consultés sur cette question.
Ma Ville j’y Crois réaffirme sa détermination à réintégrer l’équipe évincée par la municipalité verte et avec la complicité des socialistes d’Est Ensemble.

 
 
 
Monsieur Gérard COSME,
Président de la Communauté d'agglomération
"EST ENSEMBLE"
Hôtel Communautaire
100 rue Gaston Roussel
93130 ROMAINVILLE
 
 
 
Montreuil, le 19 décembre 2013
 
Monsieur Le Président,
Le mercredi 18 décembre vous avez rencontré les salariés du cinéma Georges Méliès, dans le cadre de leur transfert à la communauté d’agglomération Est-Ensemble.
 
Vous avez pu constater durant cette rencontre leur souffrance, leurs inquiétudes, le  climat d’insécurité sociale, dans lequel ils assurent leur mission de service à la population en matière de culture, en donnant le meilleur d’eux-mêmes.
 
Vous avez sans doute pris connaissance de la déclaration des organisations syndicales ou encore des diverses déclarations politiques qui montrent que ce transfert loin de résoudre les problèmes aujourd'hui, les aggraveraient encore plus.
 
Chacun des protagonistes, salariés, habitants, syndicats, associatifs, politiques, restent inébranlablement attachés à pérenniser et à développer le projet du cinéma, sa programmation, et bien sûr l'intégrité de l'équipe du Méliès.
 
Les citoyen-nes sont bientôt appellés aux urnes : le suffrage universel direct rendra bientôt son verdict et celui-ci s'imposera à tous. Il me semble qu'il serait de bonne politique de reporter toute décision après la tenue du scrutin. Rien de presse : les travaux de la structure même du Méliès puissent se poursuivent, nous ne connaissons toujours pas l’échéance et de livraison de l’équipement, ni même la date d’ouverture.
 
C’est pourquoi, nous vous demandons de surseoir au transfert du personnel, et vous demandons de nous recevoir afin que nous puissions discuter de vive voix, dans l’intérêt du cinéma, de ses salariés, des usagers, des habitants de Montreuil, tous attachés à ce que le Méliès puisse fonctionner dans les conditions qui ont prévalu par le passé.
 
Dans l’attente de votre réponse et vous remerciant de toute l’attention que vous porterez à cette demande,
 
Veuillez agréer, Monsieur Le Président, l’assurance de notre considération distinguée.
 
 
Patrice BESSAC, Conseiller régional d’Ile de France, tête de liste Front de Gauche « Montreuil Avenir » ; Djénéba KEITA, conseillère régionale ; Bélaïde BEDREDINE et Jean-Charles NEGRE Conseillers Généraux ; Dominique ATTIA, Stéphane BELTRAN, Murielle BENSAID et Jean-Jacques SEREY, Conseillers municipaux PCF / FASE ; Juliette PRADOS, Conseillère municipale Parti de Gauche ; Alexie LORCA, conseillère municipale socialiste
 
 
Copie : 
 
- Catherine Peyge, Vice Présidente au Personnel de la CAEE
- Syndicat CGT des Territoriaux de Montreuil
 
 
 
 
 
 
 

L’heure n’est pas au transfert de l’équipe du Méliès à Est-Ensemble

L’heure n’est pas au transfert de l’équipe du Méliès à Est-Ensemble
La situation actuelle du Méliès relève d’un triste scénario : non seulement l’équipe a été mise à mal et est en souffrance, mais c’est aussi le projet culturel du cinéma municipal dont la qualité a fait la renommée qui est aujourd’hui entamé et qu’il faudra reconstruire.
Du temps sera nécessaire pour y parvenir et il faudra déployer une ambition culturelle réaffirmée pour redonner confiance aux différents protagonistes et réussir le pari du plus grand complexe public multisalles arts et essai de France proposant à tous ses publics une offre de qualité couvrant l’histoire du cinéma.
Fait essentiel, cette offre participe, avec tous ses labels, à la défense du cinéma d’auteur indispensable à l’émergence et la vie de nombreux réalisateurs. Ainsi le Méliès affiche et défend avec fierté une certaine exception culturelle française qui honore notre pays et permet une expression artistique enviée à l’étranger.
Au Conseil municipal, mon groupe a toujours montré son attachement aux enjeux profonds de ce dossier, qui dépassent de loin la simple, longue et belle histoire montreuilloise avec le cinéma.
Dominique Voynet n’a cessé de dire publiquement que le personnel du Méliès ne serait transféré qu’après le déménagement dans les nouveaux locaux du cinéma. Or, nous apprenons qu’Est-Ensemble semble décidé à changer la date du transfert du personnel sur l’intercommunalité. Cela serait une mauvaise décision. En effet, si le transfert du Méliès à Est Ensemble peut être une bonne chose – nous l’avons soutenu dans un esprit communautaire parce que la mutualisation des moyens est toujours un avantage, il faut toujours viser l’essentiel :porter un projet riche pour le cinéma et ses publics. Or, aujourd’hui le ressort est cassé.
En effet, nous n’avons à cette heure qu’une certitude : la maire qui a fortement contribué à crisper la situation sur le dossier du Méliès ne sera plus aux responsabilités en avril 2014. Tous les candidats aux prochaines municipales se sont opposés à la gestion actuelle du Méliès. La nouvelle majorité de Montreuil aura à mettre en œuvre un projet sur un équipement culturel important et symbolique de son territoire. Elle doit pouvoir le faire.
C’est pourquoi nous continuerons à mettre toute notre énergie pour convaincre de reporter la date du transfert.
Avec les membres de mon groupe, j’ai indéfectiblement contesté les attaques infondées de la maire et défendu l’équipe dont nous souhaitons, quelles que soient les configurations d’attachement du Méliès aux collectivités territoriales, qu’elle puisse faire valoir ses grandes qualités dans le cadre d’un projet qui méritera un nouveau départ.
L’enjeu est majeur pour les spectateurs comme pour la grande famille du cinéma puisqu’il s’agira de faire vivre une salle d’une exceptionnelle qualité élargissant les possibilités de rencontres avec des publics eux-mêmes plus divers. A nos yeux rien ne doit venir freiner cette ambition.

Mouna Viprey



 Mesdames, Messieurs,
L'avenir du Méliès nous concerne tous. Au delà même des frontières de notre ville, son rayonnement et sa renommée ne rendent que plus visible encore la crise qu'il traverse.
Nous nous sommes exprimés sur sa situation à plusieurs reprises et ce, dès les premiers jours.
Lorsqu'il s'est agit de dénoncer et de s'engager contre les mesures prises vis-à-vis d'un personnel accusé des plus graves dysfonctionnements, nous avons publiquement pris position. Lorsqu’il s’est révélé que la calomnie était, de façon répétée, le principal mode de démonstration et d'affirmation de leur nécessaire mise à l'écart, nous nous sommes clairement déclarés en faveur de leur réintégration. Que ce soit en direction d'Est Ensemble ou bien encore des  différentes autorités de tutelle ou de régulation, en passant par les medias, par lesquels nous nous sommes exprimés à ce sujet, nous avons invariablement défendu le Méliès, ses usagers et son personnel.
 Alors que la convention dérogatoire entre la ville de Montreuil et Est Ensemble arrive à son terme, lors de la rencontre organisée par Renc'Art, il y a quelques semaines, puis lors du meeting de lancement de campagne de Razzy Hammadi pour les municipales, le 19 décembre, ce dernier a rappelé très clairement notre position : "s’il devait y avoir un transfert avant les municipales, celui-ci ne pourrait intervenir qu'avec l'accord des agents concernés. Cette condition n'étant, à ce jour, semble-t-il pas atteinte, il est donc préférable de repousser ce transfert et d'attendre les élections municipales." 
 Cette position est connue, publique et relayée. 
 D'autre part, parce que nous restons comme vous attachés à notre cinéma, et plus que jamais convaincus du rôle majeur que devra jouer le futur Méliès, son personnel et ses usagers dans le cadre d'une politique culturelle ambitieuse pour notre territoire, il est important de rappeler les éléments suivants, afin d'éviter toute démagogie et toute instrumentalisation électorale d'un combat, celui de la défense du Méliès, qui aura sû rassembler au-delà des sensibilités et des chapelles : 
  • Le personnel est resté sous gestion municipale dans le cadre d'une mise à disposition dérogatoire et conventionnelle
  • Le 13 décembre 2011, c'est à l'unanimité (tout groupe politique confondu) et dans le cadre de la délibération de définition de l'intérêt communautaire qu'a été prise la décision de transfert des 7 cinémas publics du territoire d'Est Ensemble. 
  • Le projet de construction du nouveau Méliès a été déclaré d'intérêt communautaire.
Confiants dans l'attachement que le Président d’Est Ensemble Gérard Cosme porte au dialogue social, et convaincus de la nécessité d'un projet de territoire pour nos cinémas qui se veulent à la fois populaires et d'excellences, nous saurons être à la hauteur de l'attente des usagers et des personnels.
Razzy Hammadi, Député
Frédéric Molossi, Conseiller général
Tania Assouline, Conseillère régionale
 

dimanche 15 décembre 2013

PLUS DE 100 PARTICIPANTS POUR CE MÉLIÈS ÉPHÉMÈRE #8

Vous avez dit Éphèmère !   comme c'est bizarre ... 
A l'entrée du cirque Aliboro


Nos soiréesprécaires, temporaires, transitoires, vont bientôt atteindre un an...Et si ce conflit se termine dans la joie (jour de victoire que nous espérons tous), peut-être en viendrons-nous , à regretter cette utopie festive, et inventive.

Une association, Renc'Art au Méliès et un collectif, le C-Ism, réunis, qui s'affairent, apprennent à se connaître, se rapprochent, puis s'éloignent, se complètent, en traversant des moments intenses. Et si  cette organisation  peut provoquer des difficultés, des tensions, elle apporte aussi de véritables moments de bonheur,  à vous voir tous, spectateurs, fidèles soutiens, dans ce partage.
 
 
Décidément, en ce 14 Décembre, frigorifiés une fois de plus, forains d'un jour,nous avons tous montrés combien nous étions attachés à ce combat que nous ne lâcherons pas.
 
 

 

Robert Guédiguian était bien là, et avec lui, Bernard Sasia, Clémentine Yelnik et Stéphane Goudet

 
 

 
 
 

 

 
 
 
 
 
des moments festifs et chaleureux

 

jeudi 12 décembre 2013

LES MOMENTS FORTS DE LA LUTTE


 

1 an d'actions

 
 
Il y a un an, jour pour jour, Renc'Art au Méliès lançait une pétition sur le net, pour défendre le Méliès de Montreuil, cinéma municipal,qui était attaqué de plein fouet par l'actuelle majorité municipale.
Nous continuerons à nous battre pour faire exister le projet culturel du futur six salles affirmions-nous dans cette pétition
Au 12 décembre 2013, oui le combat continue pour le projet culturel du futur Méliès, et la réintégration des membres de l'équipe qui se sont vus évincés du cinéma entre temps.
 
LES MOMENTS FORTS DE LA LUTTE
 
Décembre 2012
Le 3
Marie programmatrice jeune public et Maud comptable sont suspendues de leurs fonctions
 
Le 5
Stéphane directeur est suspendu de ses fonctions
 
Le 6
Renc'Art au Méliès fête ses 10 ans au Studio Berthelot. C'est à cette occasion, que les adhérents apprennent avec stupeur que Dominique Voynet porte plainte pour détournement de fonds publics au Méliès
premier tract de la CGT pour la défense de l'équipe « actuellement au Méliès, les Dents de la Mer »
 
Le 10
élaboration d'un tract par renc'Art pour démentir le « détournement de fonds » et création du bloghttp://rencartaumelies.blogspot.fr/
 
Le 14
Rencontre avec Michel Leclerc à propos de son film Télé Gaucho dans un café non loin du méliès
C'est la naissance des débats hors les murs (préfiguration des méliès éphémères)
 
Le 18
programmé dans le cadre des « 10 ans de Renc'Art »
 
Le 20
 
Le 21
 
Le Parisien (6/12) – le Parisien (7/12) – Le Parisien (13/12) - Le parisien (19/12) – Le Parisien (21/12) - politis (20/12) – le parisien (24/12)